Le Parlement européen a condamné « avec force », jeudi 19 janvier, « tout acte de violence, de harcèlement ou d'intimidation à l'encontre des minorités ainsi que l'impunité de ces actes » en Indonésie.
Dans la résolution commune des groupes S&D, CRE, Verts/ALE, ELDD, ADLE et PPE qu’ils ont adoptée, les députés condamnent aussi l'utilisation abusive de plus en plus courante de la législation en vigueur pour discriminer, poursuivre et emprisonner des membres de minorités religieuses, ethniques et sexuelles. Le Parlement souligne d’ailleurs sa profonde préoccupation concernant le procès intenté contre le gouverneur de Djakarta, Basuki Tjahaja Purnama, dit 'Ahok', accusé de blasphème.
Le Parlement encourage aussi le gouvernement indonésien à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits des militants pacifiques et créer un environnement propice à la liberté d'expression et à la liberté de manifester pacifiquement. Ainsi, s’il salue la récente libération sous caution des militants politiques papous Hosea Yeimo et Ismael Alua, le Parlement prie les autorités d'examiner la possibilité de lever les charges qui pèsent à leur encontre et contre les autres prisonniers d'opinion inculpés pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression. (Camille-Cerise Gessant)