En visite à Rabat (Maroc), lundi 28 novembre, le président du Comité économique et social européen (CESE), Georges Dassis, a estimé qu’il était « crucial que les organisations de la société civile soient intégrées dans le dialogue » entre l’UE et le Maroc, « par exemple sur les questions liées aux migrations, à la mobilité ou encore sur les accords commerciaux ».
Les sociétés civiles sont « des acteurs indispensables, si on veut trouver des solutions justes et inclusives », a-t-il affirmé dans une interview à l’agence de presse officielle MAP.
M. Dassis a ajouté : « pour qu'un dialogue fructueux s'installe, il est important que les organisations de la société civile aient la liberté et les moyens de se réunir et de s'exprimer ».
Dans les pays des deux rives de la Méditerranée, ajoute encore le président du CESE, « on assiste, ces dernières années, à une certaine réduction de l'espace accordé aux organisations de la société civile. Il est donc important que, dans les relations entre l'Union européenne et le Maroc, la société civile appelle à garantir ces libertés ».
Le président Dassis a, par ailleurs, félicité le Maroc pour les résultats de la conférence COP 22 sur le changement climatique. « Nous sommes arrivés à un point d'urgence absolue ». Les engagements pris à Marrakech « sont une base de départ, nécessaire, mais insuffisante », a-t-il déclaré dans cette interview. (Fathi B’Chir)