Le Commissaire à la politique de voisinage, Johannes Hahn a appelé, lundi 28 novembre, les organisations de la société civile, dans les pays du Partenariat oriental (Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Moldavie, Géorgie et Ukraine) à s’étendre au sein des pays et à ne pas seulement se cantonner aux grandes villes.
« Il y a de nombreuses organisations de la société civile qui se concentrent sur des activités limitées aux grandes villes, aux capitales. Il est aussi important d’atteindre les zones rurales, de couvrir tout le pays pour atteindre tout le monde, d’avoir une approche inclusive », a-t-il expliqué lors de l’ouverture de la huitième assemblée annuelle du Forum de la société civile du Partenariat oriental. Il a aussi souhaité que les organisations de jeunes soient encouragées à s’impliquer davantage.
Pour M. Hahn, la société civile est le « principal partenaire » de l’UE pour la conduite des réformes dans les pays du Partenariat. « Et l’UE reste le partenaire précieux de la société civile », a-t-il ajouté. « L'an dernier, nous avons renouvelé notre engagement en faveur du soutien à la société civile. Nous nous acquittons de cette promesse : fin 2017, notre soutien ciblé à la société civile aura dépassé 50 millions d'euros, sous l'instrument européen de voisinage », a annoncé M. Hahn. La Commission a aussi lancé en 2016 des bourses pour des membres de la société civile issue des pays du Partenariat oriental.
Lors de son discours, M. Hahn a aussi mis l’accent sur la mobilité et le contact entre les personnes, en particulier des jeunes. Interrogé sur les visas, le commissaire s’est montré optimiste quant à un accord sur le mécanisme de suspension pour les visas « avant Noël », ce qui permettrait la libéralisation des visas pour la Géorgie et l’Ukraine. « C’est le sujet le plus urgent pour la Géorgie et l’Ukraine », a reconnu le commissaire. « Je suis confiant que, d’ici Noël, il y ait un résultat positif », a-t-il expliqué, précisant qu'il s'agissait moins d'une question de substance que d’une question institutionnelle. « Sur ce cas particulier, l’UE doit tenir ses promesses », a-t-il prévenu (EUROPE 11675). (Camille-Cerise Gessant)