Le Conseil 'Affaires étrangères', réuni dans son format Développement, a énoncé, lundi 28 novembre à Bruxelles, quelques pistes pour les priorités futures de la politique européenne de développement, orientée vers le cap 2030 fixé par l’ONU, parmi lesquelles la lutte contre les causes profondes des migrations et la promotion de l'égalité hommes/femmes.
Les participants à cette réunion, à laquelle la majorité des États membres (16 sur 28) étaient représentés par leur ambassadeur, ont marqué un accord sur les priorités suivantes : - s'attaquer aux causes profondes des migrations; - accorder beaucoup d’importance à l’autonomisation des femmes ainsi qu’à l’égalité entre les sexes; - améliorer la coordination de l’aide; - renforcer la coopération avec la société civile et impliquer davantage le secteur privé dans la coopération au développement; - améliorer la transition entre l’aide humanitaire et l’aide au développement; - mettre l’accent sur les pays les moins développés qui ont le plus besoin d’aide, tout en continuant à aider les pays à revenus intermédiaires.
Brièvement présentée par le commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, la communication récente de la Commission européenne proposant un nouveau ‘Consensus européen sur le développement’, pour une vision partagée de cette politique par les institutions de l’UE et les États membres, a reçu un accueil favorable, selon une source diplomatique (EUROPE 11673).
Étaient représentés par leur ministre : l’Allemagne, la Belgique, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Suède, la République tchèque, le Portugal et la Slovénie.
Le futur 'Consensus européen sur le développement' vise à réorienter la politique future de l’UE pour l’aligner sur les objectifs universels de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, et répondre de manière plus adéquate aux défis des migrations et de la sécurité, qui occupent le devant de la scène. La Commission européenne espère qu’une déclaration conjointe du Conseil, du Parlement et de la Commission pourra coucher sur le papier ce nouveau ‘Consensus européen’ en mai 2017. (Aminata Niang)