Bruxelles, 14/04/2016 (Agence Europe) - La ministre argentine des Affaires étrangères, Susana Malcorra, a jugé « très importante » pour son pays la relance des négociations commerciales entre l'Union européenne et le Mercosur, jeudi 14 avril à Bruxelles.
Nous savons que l'échange des offres ne sera pas satisfaisant, mais nous sommes prêts à nous asseoir à la même table pour trouver des « solutions optimales » pour les deux parties, a-t-elle déclaré à l'issue d'une entrevue avec le Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini. Insistant sur le fait que cet échange d'offres prévu pour la mi-mai était « initial », elle a considéré qu'exclure d'emblée certains produits agricoles sensibles limiterait la capacité de parvenir à un accord. Selon elle, la volonté du Brésil de s'engager dans les négociations ne sera pas altérée par la crise politique qui touche ce pays.
Refusant d'entrer dans les détails techniques des négociations, Mme Mogherini s'est réjouie de l'ambition renouvelée de faire progresser des négociations longtemps gelées. Elle n'a pas occulté les « inquiétudes » qu'ont exprimées de nombreux États membres, tout en considérant que le paquet de négociations était « bien plus large que les produits agricoles et alimentaires ».
Lundi 11 avril, de nombreux États membres ont refusé que la future offre de l'UE en matière d'accès au marché contienne des propositions sur les quotas appliqués à certains produits agricoles sensibles (produits laitiers, viandes de porc, volaille et boeuf, fruits et les légumes) (EUROPE 11530).
La vice-présidente de la Commission européenne a annoncé que son homologue au Marché intérieur, Elzbieta Bienkowska, allait mener une mission de promotion économique en Argentine au 2ème semestre 2016 et à laquelle participera la BEI (EUROPE 11509).
Sur le plan politique, Mme Mogherini a salué le rôle actif de l'Argentine en matière d'accueil des réfugiés à travers un programme spécifique de visas humanitaires qui a permis d'accueillir plus de 500 Syriens. Un groupe de travail conjoint a été mis sur pied en coopération avec les Nations unies en vue de « globaliser » l'effort d'accueil de réfugiés, a-t-elle indiqué. Elle a aussi évoqué des discussions préliminaires sur une coopération trilatérale avec des pays africains dans le secteur du développement. (Mathieu Bion)