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Bulletin Quotidien Europe N° 11532
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

électricité, Greenpeace fustige les mécanismes de capacité

Bruxelles, 14/04/2016 (Agence Europe) - L'ONG environnementaliste Greenpeace a dénoncé, mercredi 13 avril, les lacunes du rapport préliminaire de la Commission sur les mécanismes de capacité dans l'électricité, fustigeant un soutien à de nouvelles subventions pour des centrales électriques obsolètes.

L'analyse préliminaire de la Commission issue de son enquête sur les régimes de financement public pour les centrales électriques, appelés 'mécanismes de capacité', et dont le rapport final sera rendu d'ici fin 2016 (EUROPE 11531), est « sérieusement viciée », déplore Greenpeace, dénonçant une utilisation de l'argent des contribuables pour maintenir en opération des centrales électriques polluantes.

« Le marché européen de l'énergie est étouffé par des centrales au charbon, au gaz et nucléaires polluantes dont il faut se débarrasser. Il est difficile de comprendre pourquoi la Commission ne voit pas les énergies renouvelables et la demande flexible comme une solution au problème des surcapacités et soutient à la place des mécanismes de capacité qui pervertissent davantage le marché de l'énergie », déplore-t-elle.

Le secteur européen de l'électricité regorge de centrales électriques obsolètes dont la surproduction pousse les prix de gros au plus bas, réduisant ainsi les revenus des grandes entreprises du secteur ; c'est pour que ces mêmes entreprises puissent maintenir en opération leurs vieilles centrales électriques sous la fausse affirmation que celles-ci sont nécessaires pour garantir un approvisionnement stable que les gouvernements ont mis en place des mécanismes de capacité, explique Greenpeace. Le Royaume-Uni a ainsi accordé 2,2 milliards € aux combustibles fossiles et aux centrales nucléaires ces deux dernières années, ajoute-t-elle.

Pour Greenpeace, l'analyse de la Commission ne parvient pas à justifier correctement la nécessité de ces subventions et néglige des alternatives plus écologiques. « Au lieu de subventionner les combustibles fossiles et les centrales nucléaires, l'Europe devrait privilégier la consommation d'énergie flexible par les consommateurs, puiser dans les renouvelables qui peuvent être activées et désactivées en cas de besoin et créer de meilleurs liens entre les marchés de l'énergie », conclut-elle. (Emmanuel Hagry)

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