Bruxelles, 22/10/2015 (Agence Europe) - La Slovénie a présenté, jeudi 22 octobre à Luxembourg lors du Conseil Agriculture, les résultats de la conférence ministérielle consacrée à une agriculture sans OGM en Europe qui s'est tenue fin août à Ptuj (Slovénie).
Des ministres et des représentants de plusieurs pays (Autriche, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Allemagne, Hongrie, Italie, Kosovo, Lituanie, Luxembourg, Ancienne République yougoslave de Macédoine, Pologne, Serbie et Slovénie) ont eu un échange de vues sur la question de savoir si le maintien d'une agriculture sans OGM constitue un défi sur le plan de la compétitivité, mais aussi une opportunité à saisir pour l'agriculture européenne. Ces pays envisagent notamment de réfléchir à un étiquetage des produits sans OGM.
Lors du Conseil, plusieurs pays - Hongrie, Italie, Slovaquie, Autriche - ont soutenu la mise en place d'un cadre commun pour une agriculture sans OGM. L'Italie a parlé notamment de la nécessité de réintroduire du soja non transgénique dans l'UE. En revanche, l'Espagne, le Royaume-Uni, le Portugal et les Pays-Bas ont, en résumé, estimé que les biotechnologies constituaient une opportunité. Le Royaume-Uni s'est en outre prononcé contre un étiquetage 'produit sans OGM'.
La Commission européenne a rappelé que 19 pays avaient fait le choix de ne pas cultiver de produits agricoles OGM (EUROPE 11403). Sur l'étiquetage non OGM, une analyse serait en cours, a dit le commissaire Vytenis Andriukaitis. Il a rappelé que la nouvelle proposition de la Commission sur l'utilisation des OGM était dans la même ligne que celle sur la culture et que l'UE était fortement dépendante à l'égard du soja OGM importé pour nourrir les animaux d'élevage. Selon lui, l'UE restera un importateur net de ce produit, d'où la nécessité d'en tenir compte dans la politique de l'UE en matière d'OGM.
Résistance aux antibiotiques. L'Allemagne a présenté les résultats d'une réunion des ministres de la Santé du G7 (8/9 octobre 2015 à Berlin) sur la résistance aux antibiotiques. Elle a défendu une utilisation des antibiotiques uniquement à usage thérapeutique, et pas préventif, pour la santé animale et humaine. L'Allemagne a présenté aussi des idées pour que l'UE minimise l'utilisation des antibiotiques pour la santé animale. La Suède a rappelé qu'elle avait un plan d'action national en la matière. La Finlande a estimé que la bonne hygiène de l'élevage ne devait pas reposer uniquement sur les antibiotiques. Soutenant l'Allemagne, les Pays-Bas ont indiqué que ce dossier serait évoqué lors de la Présidence néerlandaise du Conseil de l'UE, au 1er semestre 2016, et ont souhaité que l'UE renforce son plan d'action en la matière. (Lionel Changeur)