Bruxelles, 22/10/2015 (Agence Europe) - La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a entamé, jeudi 22 octobre, une visite de deux jours en Moldavie, pour marquer le premier anniversaire de la zone de libre-échange avec l'UE, entrée en vigueur en septembre 2014. Son objectif: s'assurer, auprès des autorités moldaves, de la bonne mise en oeuvre, via l'accélération du processus de réformes dans le pays, d'un accord de libre-échange qui a déjà permis une hausse des exportations moldaves vers l'UE.
À Chisinau, où elle s'était déjà rendue lorsqu'elle était commissaire aux Affaires intérieures, Mme Malmström devait rencontrer le président moldave, Nicolae Timofti, son Premier ministre, Valeriu Streleþ, sa ministre des Affaires étrangères, Natalia Gherman, et son ministre de l'Économie, Stéphane Bride. Elle devait aussi participer à un événement avec les représentants de la société civile et la communauté des affaires sur le thème: 'Tirer le meilleur parti de la zone de libre-échange complet et approfondi'.
Malgré les difficultés économiques importantes rencontrées par la Moldavie, le cadre commercial stable permis par la zone de libre-échange a évité un déclin des échanges bilatéraux depuis l'automne 2014, explique la Commission. Aujourd'hui, l'UE achète près des deux tiers des marchandises que la Moldavie vend au reste du monde et les exportations moldaves vers l'UE sont maintenant à la hausse.
« Le meilleur moyen d'obtenir plus de notre relation est de nous assurer que la zone de libre-échange est entièrement mise en place. La Moldavie a déjà fait de bons progrès, mais le processus de réforme doit passer à la vitesse supérieure. L'UE continuera à soutenir la Moldavie sur cette voie », commentait Mme Malmström à la veille de son déplacement.
Rappelant qu'elle fut l'artisan de la liberté de visa octroyée par l'UE à la Moldavie en avril 2014, Mme Malmström soulignait, dans un message publié sur son blog jeudi, l'importance de la zone de libre-échange pour la croissance et le développement économique du pays. « C'est une injection de vitamines pour l'économie moldave. En outre, l'accord promeut les investissements étrangers dans le pays, ce qui peut stimuler la croissance », insistait-elle. « Mais tout n'est pas rose. La Moldavie a récemment connu un scandale bancaire majeur et elle est confrontée à des restrictions commerciales d'autres partenaires importants (la Russie, NDLR), ce qui grève la croissance et ralentit le rythme des réformes. L'UE continuera de fournir une assistance pour aider le processus de réformes. Mais beaucoup de travail reste à faire. L'agenda des réformes doit s'accélérer et la lutte contre la corruption doit se poursuivre », concluait-elle. (Emmanuel Hagry)