Bruxelles, 22/10/2015 (Agence Europe) - Que pouvons-nous tous faire pour assurer que le programme Erasmus+ atteigne les quatre millions de bénéficiaires potentiels dans l'Union européenne et au-delà de ses frontières ? C'est la question posée par le groupe S&D au Parlement européen, au cours d'une conférence organisée mercredi 21 octobre à Bruxelles.
Selon une étude de la Commission européenne, Erasmus+ réduit les risques de chômage, aide à trouver un emploi dans un environnement plus international et rend l'Europe plus attractive. « La nouvelle version du programme comprend maintenant 33 pays différents et offre des possibilités de mobilité à plus de trois millions d'étudiants, d'enseignants, de membres du personnel universitaire et de nouveaux diplômés (…) Ces chiffres font d'Erasmus le plus grand programme de mobilité pour les apprenants dans le monde ainsi que l'un des plus grands succès du projet européen », s'est félicitée la présidente de la commission de la culture et de l'éducation (CULT) du Parlement européen, Silvia Costa (S&D, italienne). Elle appelle toutes les parties prenantes à continuer à défendre le programme et son budget. « Nous avons pris l'initiative et nous nous sommes engagés à recueillir un soutien politique au sein du Parlement pour un Erasmus+ mieux financé et une nouvelle structure tout en protégeant les plus grands noms de marque (des programmes) », a ajouté Petra Kammerevert (allemande), une autre députée S&D de la commission CULT.
La conférence a réuni de nombreux participants qui ont échangé leurs points de vue sur les réussites et les échecs d'Erasmus+ par rapport aux programmes originaux (notamment Erasmus, Erasmus Mundus, Jeunesse en action, Leonardo da Vinci, Comenius, Grundtvig). Ils ont également discuté des moyens à utiliser pour une meilleure mise en oeuvre du programme et pour un meilleur accès aux bénéficiaires potentiels. « La conférence a été un grand succès et nous donne beaucoup de matière à réflexion pour le rapport de mise en oeuvre à venir, ainsi que pour l'examen à mi-parcours prévu pour décembre 2017 », a conclu Petra Kammerevert. (Isabelle Lamberty)