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Bulletin Quotidien Europe N° 11348
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Greenpeace salue l'annonce de la Chine comme un point de départ

Bruxelles, 01/07/2015 (Agence Europe) - Que la Chine, premier émetteur de CO2 au monde, ait soumis mardi 30 juin à l'ONU son offre de contribution (INDC) au futur accord climatique - un pic absolu de ses émissions autour de 2030 en s'efforçant de l'atteindre plus tôt, soit une réduction de l'intensité de carbone de 60 à 65% à l'horizon 2030 par rapport à 2005 (EUROPE 11347) - a aussitôt été salué comme une avancée par Greenpeace.

Avec l'annonce de la Chine, les trois plus gros pollueurs au monde - la Chine (24% des émissions mondiales), les États-Unis (24%) et l'UE (9%) - ont tous dévoilé leurs plans, fondés sur des efforts nationaux (INDC), en amont de la conférence onusienne de Paris (COP 21, 30 novembre-11 décembre). L'ONG tempère toutefois son enthousiasme en appelant ces trois protagonistes à relever de concert leur niveau d'ambition.

« La Chine a longtemps été sur la défensive quand il était question de changement climatique. Cette annonce est le premier pas qu'elle fait vers un rôle plus actif. Pour autant, si l'on veut un succès à Paris, tous les acteurs - y compris la Chine et les États-Unis - doivent se montrer plus ambitieux », a déclaré Li Shuo, analyste des questions climatiques chez Greenpeace Chine.

Selon lui, l'offre chinoise n'est qu'un point de départ. « Elle ne reflète pas pleinement la transition énergétique significative qui a déjà cours en Chine. Étant donné la baisse dramatique de la consommation de charbon, le solide décollage de l'énergie renouvelable et le besoin urgent de s'attaquer à la pollution atmosphérique, nous pensons que le pays peut aller beaucoup plus loin que ce qu'il a proposé aujourd'hui », précise cet expert.

L'objectif actuel de réduction de l'intensité de carbone de la Chine exige une réduction des émissions de CO2 par unité de PIB de 40 à 45% à l'horizon 2020. Si l'on pose comme postulat que la Chine atteindra 45% d'ici à 2020, une réduction de l'intensité de carbone représentera une baisse annuelle de l'intensité de carbone de 4,4% en 2020 et de 3,1% en 2030. Atteindre une réduction de l'intensité de carbone de 45% d'ici à 2020 représenterait une réduction de l'intensité de carbone de 3,9% par an, souligne Greenpeace.

Rappelons que les États-Unis, deuxième émetteur mondial, ont annoncé une réduction de leurs émissions nationales de 26 à 28% d'ici à 2025 par rapport à 2005. L'offre de l'UE porte sur une réduction de ses émissions d'au moins 40% en 2030 par rapport à 1990. (Aminata Niang)

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