Bruxelles, 19/06/2015 (Agence Europe) - Le dernier rapport annuel de la Commission européenne sur « la mise en oeuvre du cadre de l'UE pour les stratégies nationales d'intégration des Roms (2015) », publié jeudi 18 juin, montre que les États membres ont accru leur soutien financier en faveur de la plupart des groupes défavorisés, dont les Roms, pour la période 2014-2020, mais, qu'en même temps, l'on assiste à une montée « préoccupante » de « l'antitziganisme, des discours haineux et des crimes de haine ».
Dans ce rapport, la Commission se félicite de trois progrès. Il y a, tout d'abord, une augmentation des fonds consacrés à l'intégration des Roms: les États membres disposent de 90 milliards d'euros dans le cadre du Fonds social européen et du Fonds européen de développement régional pour l'intégration des groupes défavorisés. Ensuite, les stratégies nationales se concrétisent de plus en plus fréquemment par des plans d'action locaux et les points de contact nationaux pour les Roms sont plus étroitement associés à l'optimisation de l'usage de ces fonds. Enfin, beaucoup d'États membres ont amélioré les mécanismes de suivi et de rapport aux niveaux national et européen.
Toutefois, il y a aussi deux tendances inquiétantes. L'antitziganisme, les discours haineux et les crimes de haine sont de plus en plus fréquents dans les sociétés européennes. La Commission assure avoir intensifié ses efforts pour assurer la bonne application à l'égard des Roms de la législation interdisant les discriminations, y compris au niveau local. Si la coopération entre la société civile et les autorités locales progresse, elle n'est pas encore suffisante, selon le rapport. Dans ce contexte, la Commission propose d'aider les États membres en créant des plateformes nationales pour l'intégration des Roms. (Jan Kordys)