Bruxelles, 01/06/2015 (Agence Europe) - Dans le cadre de la 'Journée mondiale sans tabac', célébrée dimanche 31 mai, la Commission européenne a publié une enquête Eurobaromètre sur l'attitude des Européens à l'égard du tabac en 2014. Celle-ci révèle une tendance à la baisse de la consommation de tabac en Europe, la réduction globale par rapport à 2012 étant de 2 points de pourcentage (26% contre 28%), mais aussi des disparités importantes entre États membres. « La lutte contre le tabac n'est pas terminée, notamment auprès des jeunes. Il est inacceptable que la cigarette continue d'attirer les adolescents européens », a souligné le commissaire en charge de la Santé, Vytenis Andriukaitis, en soulignant l'intérêt de la nouvelle directive sur les produits du tabac pour réduire le nombre de fumeurs.
La tranche d'âge qui a connu la plus forte baisse est celle des jeunes âgés de 15 à 24 ans (25% au lieu de 29% en 2012). Et les États membres qui enregistrent la proportion la plus faible de fumeurs sont la Suède (11%) et la Finlande (19%), alors qu'il y a encore beaucoup de fumeurs en Grèce (38%) et en Bulgarie (35%). En ce qui concerne les tentatives d'arrêt du tabac, 59% des fumeurs, dont 19% au cours des 12 derniers mois, ont essayé d'arrêter. Quant à la cigarette électronique, 12% des Européens l'ont testée, contre 7% en 2012. 67% d'entre eux ont déclaré qu'ils souhaitaient ainsi réduire ou cesser leur consommation de tabac. Toutefois, seuls 14% des utilisateurs de la cigarette électronique ont réussi à arrêter de fumer, ce qui montre que cette méthode de sevrage n'est pas particulièrement efficace, selon les résultats de l'enquête.
Eurobaromètre montre encore que la majorité des Européens est favorable à des mesures strictes sur le tabac et les cigarettes électroniques. À titre d'exemple, 70% sont en faveur de l'amélioration de la traçabilité des produits du tabac en vue de réduire le commerce illicite (thème de la Journée mondiale cette année), même si les produits deviennent plus coûteux. En ce qui concerne le danger perçu, les taux de nicotine ou de goudron sont considérés comme les meilleurs indicateurs du niveau de nocivité (32%), suivis par les additifs (12%). S'agissant de la cigarette électronique, 52% désormais la considère comme nocive contre 27% deux ans auparavant. (Isabelle Lamberty)