Bruxelles, 01/06/2015 (Agence Europe) - Les experts de 196 parties - dont ceux de l'Union européenne et de ses États membres - se retrouvent à Bonn (1er - 11 juin) pour entrer dans le vif des préparatifs de la conférence climatique onusienne de Paris (COP 21, 30 novembre-11 décembre) où doit être conclu un accord mondial sur le climat, juridiquement contraignant, pour l'après-2020.
De cette conférence préparatoire, décisive pour Paris, l'UE attend qu'elle mette le turbo et de l'huile dans les rouages pour élaguer le texte de négociation et accroître les chances d'un succès à Paris.
L'UE escompte un rapprochement des options qui ont été identifiées dans les grandes rubriques du texte de négociation (adaptation, financement, technologie, développement des capacités, transparence des actions, soutien), lors de la conférence de Genève en février.
« Les négociations débutent aujourd'hui. Notre objectif est de parvenir à un texte plus court et de progresser sur les principales questions en suspens », déclarait le commissaire européen à l'Action pour le climat et à l'Énergie, Miguel Arias Cañete, lundi 1er juin, via son compte Twitter.
Le temps presse car, à ce jour, 37 pays seulement ont transmis à l'ONU leur offre de contribution fondée sur des efforts nationaux (INDC selon le sigle anglais). Beaucoup d'offres seront soumises à l'été et en octobre, pour permettre à l'UNFCC de faire son rapport agrégé.
« Le Japon va soumettre son offre climatique dans les plus brefs délais. Nous appelons les autres parties à faire de même », déclarait M. Cañete, à l'issue du Sommet UE/Japon, vendredi 29 mai, confiant que l'offre nippone sera connue avant le sommet du G7 (Elmau, Allemagne, 7 et 8 mai).
La conférence de Bonn offrira l'occasion d'un échange d'expériences entre les différents pays sur la préparation de leur offre. L'UE, premier bloc de pays à avoir soumis la sienne (une réduction de ses émissions d'au moins 40% à l'horizon 2030 par rapport à 1990, au moins 27% d'énergie renouvelable comme objectif européen et au moins 27% d'efficacité énergétique), annonce qu'elle s'engagera activement dans ces échanges pour favoriser des progrès.
La conférence de Bonn verra également la poursuite des efforts pour relever le niveau d'ambition pour l'horizon 2020 en tentant de combler l'écart entre les offres sur la table et le niveau requis pour maintenir la hausse moyenne de la température à la surface de la planète en dessous des 2 degrés Celsius et éviter ainsi un réchauffement climatique dramatique. Le président américain, Barack Obama, lui-même, s'exprimant le 20 mai dernier, a estimé que le changement climatique constituait « une grave menace pour la sécurité mondiale ».
Rappelons que l'UE veut que la conférence de Paris débouche sur un engagement équitable, ambitieux et juridiquement contraignant de toutes les parties, qui permette de mettre le monde sur la voie de l'objectif de 2 degrés Celsius. (Aminata Niang)