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Bulletin Quotidien Europe N° 11276
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) japon

Mme Malmström veut un accord de libre-échange ambitieux

Bruxelles, 17/03/20165 (Agence Europe) - La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a insisté, vendredi 13 mars, pour la conclusion d'un accord commercial « ambitieux » entre l'UE et le Japon.

« Les pourparlers avancent lentement mais sûrement. Nous avons échangé des offres pour les tarifs et les services. Nous sommes sur la voie d'un échange d'offres révisées significatives pour les marchés publics. Et nous consolidons les textes des différents chapitres de l'accord. Mais nous avons encore du travail à faire », a indiqué Mme Malmström, lors d'une conférence à Stockholm.

« J'accueille très favorablement le fait que le Premier ministre nippon Shinzo Abe a clairement s'est clairement dit confiant que nous pourrons parvenir à un accord final avant fin 2015. Plusieurs dirigeants de l'UE ont également été clairs qu'ils soutiennent cet objectif, si nous avons l'accord que nous voulons plus tôt. Mais nous devons garder à l'esprit que le niveau d'ambition et les conditions doivent être bons. Un accord rapide qui n'est pas assez bon ne donnera pas l'Europe ou le Japon les gains attendus », a-t-elle prévenu.

Négociateurs européens et nippons ont déjà bouclé neuf rounds de pourparlers. Le dernier en date était en février à Bruxelles, et le prochain se tiendra fin avril à Tokyo.

Vendredi, Mme Malmström a plaidé pour la suppression du plus grand nombre possible d'obstacles à une relation commerciale « solide » mais qui a diminué en taille (avec un volume d'un peu plus de 100 milliards € par an, elle est plus petite que celle avec la Turquie et à peine plus grande que celle avec la Corée du Sud) et qui souffre d'une relation d'investissement « sous performante », notamment parce que le Japon est un marché très fermé aux investissements directs étrangers, dont il n'est récipiendaire que de 1% des stocks mondiaux (dont 34% viennent de l'UE).

En matière tarifaire, les plus grandes opportunités se trouvent dans les produits alimentaires, les boissons et les produits agricoles, a expliqué Mme Malmström. « Bien sûr, nous devrons respecter les sensibilités de chacun, mais l'UE n'acceptera pas que chaque partie offre un accord inférieur à ce qu'elle a négocié avec d'autres pays développés, comme le Canada et la Corée du Sud », a-t-elle insisté.

Il s'agit aussi d'améliorer le climat d'investissement, d'ouvrir les marchés publics - notamment le marché ferroviaire nippon - et d'éliminer des mesures non tarifaires, à savoir « tout l'éventail des normes et réglementations techniques qui entravent injustement les exportations d'alcool, de boeuf et d'autres produits alimentaires de l'UE », a ajouté la commissaire. En outre, le Japon doit adopter un certain nombre de normes internationales de l'ONU pour la sécurité des voitures qui sont reconnues en Europe, a-t-elle ajouté.

Enfin, Mme Malmström a aussi plaidé pour que l'accord commercial avec le Japon permette de « nouvelles opportunités » pour les entreprises dans les secteurs des produits pharmaceutiques et des produits chimiques, des équipements électriques, des télécommunications, du textile, de la mode, des matériaux de construction, des cosmétiques ou des biens de consommation. (Emmanuel Hagry)

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