Bruxelles, 17/03/2015 (Agence Europe) - Le Conseil 'Affaires étrangères' de l'UE a confirmé, lundi 16 mars à Bruxelles, « l'engagement ferme » de l'UE à contribuer à l'éradication de l'épidémie d'Ebola (parvenir à zéro cas d'infection) ainsi qu'à poursuivre son aide d'urgence et son aide à plus long terme pour le relèvement des économies des trois pays les plus touchés d'Afrique de l'Ouest - la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Cela, dans le cadre de sa réponse coordonnée à l'épidémie, selon les priorités africaines et en étroite coopération avec les Nations Unies.
Dans des conclusions unanimes, le Conseil avalise le communiqué des co-présidents africains de la conférence internationale sur Ebola 'De l'urgence à la reconstruction', qu'avait accueillie l'UE le 3 mars à Bruxelles (EUROPE 11266 et 11265). C'est à un véritable 'plan Marshall' international qu'avaient appelé les gouvernements des trois pays africains pour soutenir leur plan régional 'Getting down to and Staying at zero' et reconstruire leurs économies.
Le Conseil souligne l'importance de combler rapidement le déficit immédiat de financement de 400 millions de dollars (sur les 5,1 milliards de promesses de dons de la communauté internationale). Il invite la Commission européenne et les États membres de l'UE à débourser rapidement ce qui ne l'a pas encore été sur les 1,3 milliard d'euros qu'ils ont eux-mêmes engagés en faisant de l'UE le plus grand donateur.
Les réunions sur Ebola prévues pendant les réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI (16-18 avril), l'Assemblée générale de l'OMS et l'Assemblée générale de l'ONU en mai et la réunion de l'Union africaine en juin permettront d'assurer le suivi de la conférence de Bruxelles.
L'aide de l'UE et de ses États membres au redressement économique des pays d'Afrique de l'ouest dévastés passera notamment par la reconstruction de services sociaux et de services de santé durables, précise le Conseil qui invite le Service européen d'action extérieure (SEAE) et la Commission européenne à explorer les modalités d'une montée en puissance de la réponse européenne pour éviter à l'avenir qu'une telle tragédie ne se reproduise. Le Conseil souligne l'importance des engagements pris par les co-présidents africains d'améliorer la gouvernance, la transparence et la fiabilité des systèmes nationaux et locaux pour assurer la fourniture de services publics universels, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation, avec une attention particulière pour les femmes et les jeune filles lourdement affectées par cette crise. (Aminata Niang)