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Bulletin Quotidien Europe N° 11261
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

Appel à une mise en œuvre « stricte » de l'accord 'Minsk II'

Bruxelles, 24/02/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères français, allemand, ukrainien et russe, ont appelé à la « mise en œuvre stricte de toutes les dispositions des accords de Minsk, à commencer par un cessez-le-feu total et un retrait complet des armes lourdes », le 24 février à Paris.

« Nous devons être plus ambitieux dans la mise en œuvre de l'accord afin d'avoir un cessez le feu durable », a estimé l'Allemand Frank Walter Steinmeier. Après trois heures de réunion, les ministres dits du format 'Normandie' ont aussi demandé le renforcement de la mission d'observation de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) avec du personnel, des équipements et des financements supplémentaires ainsi que sa prolongation d'un an.

Mme Harms envisage l'envoi de casques bleus

À l'inverse, la co-présidente du groupe Verts/ALE au Parlement européen, l'Allemande Rebecca Harms, a appelé, le même jour, à réfléchir à une mission de casques bleus pour surveiller la ligne de démarcation et la frontière entre la Russie et l'Ukraine. « Je ne crois pas qu'un cessez-le-feu tienne sans ce type de mission », a-t-elle expliqué à quelques journalistes, de retour d'Ukraine. Selon elle, les personnes impliquées sur le terrain ne croient pas que la mission de l'OSCE puisse être un succès en raison d'un manque de confiance à son égard et du peu de moyens dont elle dispose pour faire respecter un cessez-le-feu. La mission de police, telle que demandée par le président ukrainien Petro Porochenko n'est pas la bonne solution car « elle n'est pas assez forte », a-t-elle aussi considéré (EUROPE 11257).

Mme Harms a aussi souligné que l'UE devait être plus sérieuse concernant le respect du cessez-le-feu ainsi que l'engagement des autorités ukrainiennes à réformer leur pays et à lutter contre la corruption. « Il y a un énorme besoin en matière de réformes », a souligné la députée. « Les aider ne signifie pas autoriser l'Ukraine à retarder les réformes », a expliqué la députée, qui souhaite que l'aide soit soumise à des conditions. Et d'ajouter: « Sans un énorme soutien de l'UE, la guerre va tuer les réformes, les idées d'Euromaidan vont échouer ». (Camille-Cerise Gessant)

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