Bruxelles, 17/02/2015 (Agence Europe) - Le président américain, Barack Obama, a accusé, lundi 16 février, l'UE de mêler des intérêts commerciaux à sa vigilance face aux géants de l'Internet, comme Facebook ou Google, actuellement sous le coup d'une enquête de la Commission pour abus de position dominante.
Dans une interview à Re/Code, Barack Obama a estimé que, parfois, la réponse européenne était davantage dictée par des intérêts commerciaux ('commercially-driven'). « Nous avons détenu l'Internet. Nos sociétés l'ont créé, agrandi, perfectionné de façon à ce que les concurrents ne puissent pas rivaliser. Et souvent, ce qui est présenté comme de nobles positions sur certaines questions est juste conçu pour défendre certains de leurs intérêts commerciaux », a-t-il dit. Des sources de la Commission ont rappelé, mardi, que le rôle de l'institution bruxelloise était d'assurer que les entreprises qui ont des activités sur le continent « jouent selon les mêmes règles ». « Nous devons protéger nos citoyens, en même temps, nous voulons encourager les entreprises, européennes ou non, à se développer, investir et tirer le meilleur d'un marché de 500 millions de clients potentiels », a poursuivi cette source. Ramon Tremosa i Balcells, député européen (ADLE, espagnol) très actif sur la question, a, quant à lui, dit au Financial Times que, parmi les plaignants dans le dossier Google, beaucoup étaient des entreprises américaines. (Elodie Lamer)