Bruxelles, 17/02/2015 (Agence Europe) - La délégation française du groupe PPE au Parlement européen a expliqué, lundi 16 février, pourquoi elle n'avait pas soutenu la résolution commune sur le blogueur saoudien Raif Badawi.
Lors du vote le 16 février, le coordinateur du PPE sur les affaires étrangères, Cristian Preda, avait souligné que le PPE n'avait pas signé la résolution commune car celle-ci, dans sa formulation, mettait en parallèle l'Arabie saoudite et l'organisation État islamique. En effet, selon le texte, l'Arabie saoudite serait un partenaire « plus crédible et efficace » dans la lutte contre les organisations terroristes dont l'État islamique et Al-Qaïda « si elle ne se livrait pas à des pratiques anachroniques et extrémistes telles que la décapitation publique, la lapidation et d'autres formes de torture, semblables à celles appliquées par l'EI » (EUROPE 11252).
« Il n'est pas acceptable de placer sur un pied d'égalité l'Arabie saoudite, un pays allié dans la coalition contre le terrorisme, et l'État islamique, l'un de nos principaux ennemis actuels. Cette confusion inutile nous empêche malheureusement de soutenir le texte soumis à la plénière », a expliqué le porte-parole de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, le député Philippe Juvin. Il a précisé que le groupe PPE condamnait fermement toutes les formes de châtiments corporels et demandait aux autorités saoudiennes l'arrêt des châtiments corporels à l'encontre de Raif Badawi, et le réexamen de son dossier et de sa peine.
Une source du PPE a précisé que les négociations sur la résolution commune avaient été très difficiles et que le PPE avait préféré soutenir sa propre résolution et ne pas cosigner la résolution commune. Le PPE n'a pas déposé d'amendements sur la résolution commune. (Camille-Cerise Gessant)