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Bulletin Quotidien Europe N° 11250
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) terrorisme

Avis mitigés sur une révision du Code Schengen

Bruxelles, 10/02/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires européennes soutiennent tous l'idée de renforcer les contrôles de ressortissants européens lorsqu'ils franchissent les frontières extérieures de l'UE, mais ne sont pas tous d'avis qu'une modification législative du Code Frontières Schengen est l'option la plus pertinente.

Ce sentiment mitigé quant à une réforme du Code Schengen a dominé les discussions du Conseil Affaires générales sur la lutte contre le terrorisme, mardi 10 février, deux jours avant le Sommet informel. La France s'est trouvée ainsi quelque peu isolée dans cette demande, a rapporté une source.

Les ministres échangeaient en vue du Sommet européen informel de jeudi 12 février, qui doit adopter une déclaration sur le terrorisme centrée autour de trois thématiques: la sécurité des citoyens européens, la prévention de la radicalisation et la coopération avec les pays tiers.

Sur le reste, les échanges ont été très consensuels, comme sur le projet de directive 'PNR européen', qui doit être adopté au plus vite, ou sur la lutte contre la propagande sur Internet.

Sur le Code Frontières Schengen, qui viserait à rendre systématiques les contrôles de ressortissants européens (en plus de la validité de leur titre d'identité et de transport, serait contrôlé leur profil dans des bases de données policières comme le Système d'information Schengen), la France espère obtenir un accord jeudi, lors du Sommet, et croit même possible d'obtenir gain de cause, a indiqué une source diplomatique. L'Italie fait en tout cas partie des pays qui n'ont pas poussé mardi à une révision de cet outil. La Commission non plus n'y est pas favorable. « Ces changements pourraient avoir des effets que vous ne souhaitez pas », aurait ainsi affirmé Frans Timmermans.

Ce ne sont pas tant les problèmes philosophiques de toucher à l'acquis Schengen qui préoccupent les ministres que les considérations pratiques. « De tels changements pourraient créer de grosses files dans les aéroports et cela coûte de l'argent, en personnel et machines supplémentaires », précise une autre source. De plus, il n'a pas non plus été précisé jusqu'ici de quels types de contrôles systématiques il pourrait s'agir: par exemple s'il s'agit de cibler tous les voyageurs européens ou bien seulement des individus au profil suspect et répondant à des critères précis. Mais, selon un observateur, ce degré de précision ne sera pas forcément donné jeudi par les Vingt-huit, ceux-ci devant se contenter d'une déclaration aussi floue que celle adoptée à Riga fin janvier. EUROPE y reviendra. (Solenn Paulic)

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