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Bulletin Quotidien Europe N° 11250
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) yÉmen

La déclaration constitutionnelle n'a aucune légitimité, selon l'UE

Bruxelles, 10/02/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'UE ont souligné, lundi 9 février, qu'ils ne reconnaissaient « aucune légitimité » à la déclaration constitutionnelle unilatérale publiée le 6 février par les miliciens d'Ansar Allah, au Yémen. « Seul un large consensus politique entre les principaux groupes politiques ouvrant clairement la voie à la tenue d'un référendum constitutionnel et d'élections peut constituer une solution durable à la crise actuelle », ont rappelé les ministres. Ils ont ainsi appelé toutes les parties à reprendre un véritable dialogue et des négociations sans exclusive, « en particulier celles conduites par les Nations unies ». Les ministres ont d'ailleurs salué l'annonce faite le 9 février de la reprise de négociations sans exclusive sous les auspices de l'ONU.

Les ministres ont appelé « tous les acteurs à oeuvrer de manière constructive à la mise au point, dans les plus brefs délais, d'une nouvelle Constitution qui réponde aux aspirations légitimes de la population yéménite, tienne compte des résultats de la conférence de dialogue national et préserve l'unité et l'intégrité territoriales du Yémen ».

Selon le Conseil, il est « urgent de mettre en place un cadre politique stable et légitime » pour permettre les réformes économiques « tant attendues, notamment en prenant des mesures décisives pour améliorer la viabilité des finances publiques et lutter contre la corruption dans l'administration publique ».

L'UE appelle de nouveau au rejet de la violence

Une nouvelle fois, les ministres ont appelé au rejet de la violence, soulignant que l'évolution de la situation ces deux dernières semaines avait mis en péril les espoirs qu'avait fait naître le processus de transition au Yémen. « L'UE demande à l'ensemble des forces politiques, en particulier aux Houthis (rebelles chiites), d'assumer clairement la responsabilité de leurs actes, en commençant par rejeter sans ambiguïté le recours à la violence et à la contrainte en tant qu'instruments politiques », ont souligné les ministres. Pour eux, le manque de respect à l'égard des institutions de l'État, les agressions de fonctionnaires et les restrictions de leurs déplacements sont « inacceptables ». Les ministres ont aussi demandé la fin immédiate de l'assignation à résidence du président, Abd Rabbo Mansour Hadi, du Premier ministre, Khaled Bahah, et des membres du gouvernement.

L'UE a également condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques terroristes, y compris celles perpétrées au Yémen par Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA), et a réaffirmé son attachement résolu et sa détermination durable à lutter contre la violence terroriste, au Yémen et dans toute la région. (Camille-Cerise Gessant)

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