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Bulletin Quotidien Europe N° 11246
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

M. Sefcovic réaffirme ses doutes sur le projet Turkish Stream

Bruxelles, 04/02/2015 (Agence Europe) - Le vice-président de la Commission en charge de l'Union de l'énergie, Maros Sefcovic, a réaffirmé, mercredi 4 février, son scepticisme à l'égard du projet russe de second gazoduc à travers la Turquie, Turkish Stream, qui vise, en remplacement du projet South Stream, à expédier du gaz russe vers l'UE en contournant l'Ukraine. Ses doutes portent tant sur la viabilité commerciale du projet que sur sa conformité vis-à-vis des contrats gaziers de long terme passés avec les compagnies européennes.

« Il n'est pas habituel qu'une compagnie telle que (le gazier russe) Gazprom communique avec ses clients via une conférence de presse », a commenté M. Sefcovic, faisant référence à l'annonce par voie de presse de l'abandon du projet de gazoduc South Stream avant que les États membres de l'UE qui en étaient parties prenantes en soient notifiés officiellement. Après l'annonce par Gazprom du projet Turkish Stream, « j'ait dit m'interroger sur la faisabilité technique du projet et sur sa conformité aux contrats de long terme. Il y a des dispositions très claires sur l'endroit de livraisons », a expliqué le commissaire, en réponse à une question des médias. M. Sefcovic a aussi dit formuler des « doutes arithmétiques » sur la viabilité du projet. « Pourquoi transporter 63 milliards de m3 par an vers cette région du monde ? », a poursuivi M. Sefcovic, laissant entendre que ce volume de fourniture dépasse la demande des clients potentiels, incluant la Turquie et l'Europe du Sud-Est. « Je pense que cela ne fonctionnera pas », a-t-il répété, appelant à « revenir à des débats plus rationnels sur une solution économiquement viable pour les fournitures de gaz vers l'Europe ». Tout en annonçant son renoncement à South Stream, la Russie avait annoncé, le 1er décembre 2014, la signature d'un mémorandum d'entente avec la Turquie pour la construction du projet Turkish Stream, en vue d'établir une plateforme gazière à la frontière gréco-turque pour les consommateurs européens, auxquels seraient livrés 50 des 63 milliards de m3 de gaz que pourrait transporter ce gazoduc. Gazprom avait confirmé, lors de la visite de M. Sefcovic à Moscou, le 14 janvier, son projet de détournement vers la Turquie du gaz russe destiné à l'UE et qui transite par l'Ukraine. Le gazier russe avait alors invité l'UE à « commencer dès maintenant à construire des infrastructures d'interconnexion à la frontière gréco-turque pour s'assurer de recevoir du gaz après l'expiration du contrat gazier entre Gazprom et l'Ukraine, en 2019 ». (EH)

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