Bruxelles, 04/02/2015 (Agence Europe) - L'ECTA, qui défend les intérêts des nouveaux opérateurs télécoms, a participé, mercredi 4 février, à un petit déjeuner de travail au Parlement européen, co-organisé avec la députée Adina-Ioana Valean (PPE, roumaine) et auquel ont participé également des députés, des membres de la Commission européenne et des experts.
L'objectif était de discuter de la consolidation du marché des télécoms avec les questions suivantes: cette consolidation est-elle nécessaire pour encourager les investissements dans les réseaux numériques et quel est le meilleur moyen de déployer les infrastructures à haut débit au bénéfice des utilisateurs finaux et avec un retour sur investissement pour les opérateurs ?
Pour le directeur de l'ECTA, Erzsébet Fiori, tous les acteurs - grands et petits - doivent avoir les encouragements réglementaires nécessaires pour investir dans les réseaux télécoms avec la mise en place d'un espace concurrentiel équitable. Cet environnement permet aux entreprises et aux citoyens d'innover, de se faire concurrence, d'investir et de bénéficier de services innovants.
L'ECTA met en garde contre une politique favorisant une consolidation massive du marché, avec l'émergence de très gros acteurs et la disparition des petits opérateurs. « Il n'y a aucune preuve que ce sont les tous gros opérateurs qui investissent plus ou qui deviennent plus rentables (…) L'Europe a besoin de 'Davids' qui ont de meilleures idées, investissent de manière plus efficace et innovent pour offrir véritablement ce que les utilisateurs finaux veulent, comme elle avait besoin, hier, de 'Goliaths' », estime l'ECTA. Pour le président de l'ECTA, Hubertus von Roenne, la réglementation doit donc être réorientée à des fins de concurrence, comme le mécanisme déclencheur d'un cercle vertueux: elle pousse les entreprises à être plus innovantes et efficaces et à offrir des services à des prix compétitifs, ce qui génère la demande de l'utilisateur. La demande, en retour, induit les investissements, explique M.von Roenne. Et de conclure: « la concurrence est le meilleur garant que tous - utilisateurs finaux et opérateurs - puissent profiter des bénéfices économiques de l'innovation numérique ». (IL)