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Bulletin Quotidien Europe N° 11246
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) affaires ÉtrangÈres

L'UE unie face à la Russie, le reste est secondaire

Bruxelles, 04/02/2015 (Agence Europe) - Si les Européens ont été unis et ont investi des ressources importantes sur les questions les plus critiques en 2014, ils l'ont fait en premier lieu pour faire face à la menace russe, alors que le reste est passé au second plan, souligne le nouveau Scorecard du groupe de réflexion European Council on Foreign Relations (ECFR), qui vient d'être publié.

« L'UE, qui a traditionnellement vu l'élargissement, la transformation et la coopération comme ses meilleurs outils de politique, est désormais contrainte de faire face à la politique de puissance », souligne l'ECFR.

Le rapport explique que les sanctions ont été un outil, mais que l'UE devrait maintenant élaborer une stratégie pour faire face à la Russie « sans pour autant abandonner sa responsabilité de protéger le 'choix européen' » dans les pays où ce choix a été fait, tels que l'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie et les Balkans occidentaux. Pour l'ECFR, l'UE a accordé moins d'attention aux Balkans occidentaux en 2014.

L'année dernière, selon le rapport, l'UE a réalisé ses meilleures performances dans les sanctions et le commerce avec la Russie, les relations avec les États-Unis sur l'Iran et la prolifération des armes, la politique européenne de non-prolifération et sur le commerce des armes, la libéralisation des visas et les relations concernant l'énergie avec le voisinage de l'est, l'Iran et la Somalie.

À l'inverse, dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), l'UE a été relativement impuissante pour contrer l'influence des États du Conseil de coopération du Golfe, l'Iran et la Turquie. « L'UE a du mal à trouver son rôle dans le voisinage sud, où la crise a suivi la crise », explique le rapport. Il semble aussi que les États membres n'aient pas « trouvé le courage » politique de développer une réponse solide à la crise des réfugiés au Moyen-Orient et à la crise de l'immigration dans la région méditerranéenne. « L'échec de l'UE à saisir cette question affiche un manque alarmant de solidarité avec les États membres du Sud », considère l'ECFR. En 2014, les plus mauvaises performances européennes concernent ainsi la sécurité régionale dans la région MENA, la réponse à la crise migratoire en Méditerrané ainsi qu'aux crises en Syrie, Irak, Soudan, République démocratique du Congo, République centrafricaine et Libye.

« La voix européenne continue à se faire entendre en grande partie à travers les États membres plutôt que des institutions de l'UE », souligne l'ECFR.

Il précise que, si les efforts de l'UE ont joué un rôle important dans l'avancement des négociations sur le changement climatique, dans les négociations sur le programme nucléaire de l'Iran et dans les missions de lutte contre le piratage au large des côtes de la Somalie, ce sont surtout les États membres qui ont eu le leadership en 2014. L'ECFR souligne le rôle dominant de l'Allemagne, pays « leader » en termes de politique étrangère devant la Suède et le Royaume-Uni. Contrairement à 2013 où les États « leaders » avaient agi plutôt seuls, en 2014, le leadership a davantage porté sur la formation de coalitions « reflétant peut-être le style de deux des principaux dirigeants, l'Allemagne et la Suède ». À l'opposé, Malte, l'Autriche et la République tchèque ont eu une faible influence.

L'étude est disponible à la page: http://ecfr.eu/scorecard/2015 (CG)

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