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Bulletin Quotidien Europe N° 11222
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat/Énergie

Le Groupe ministériel de la croissance verte monte au créneau

Bruxelles, 19/12/2014 (Agence Europe) - Quinze ministres de l'Environnement de pays européens (Belgique, Allemagne, Espagne, Danemark, Estonie, Finlande, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Slovénie, Royaume-Uni, Suède, plus la Norvège) constitués en 'Groupe de la croissance verte' sont montés au créneau, jeudi 18 décembre, pour appeler l'UE à garder le cap et à se donner les moyens d'une ambition maximale pour sa politique Climat/Énergie interne et externe, dans son propre intérêt et pour la réussite de la conférence climatique onusienne de Paris (COP 21, décembre 2015).

La 'déclaration du groupe de la croissance verte', qu'ils ont publiée au lendemain du Conseil Environnement et le jour du Conseil européen consacré au plan d'investissement Juncker, lance également un appel vigoureux à la Commission européenne pour que ces priorités politiques majeures se reflètent dans sa structure et dans son programme de travail 2015 par l'intégration du climat, de la durabilité et de la croissance verte.

Cadre Énergie/Climat horizon 2030. Les signataires saluent l'accord du Conseil européen sur « un objectif ambitieux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre » (au moins 40% par rapport à 1990), sur des objectifs pour les renouvelables et l'efficacité énergétique et l'accélération de l'objectif d'interconnexion énergétique. Ils insistent sur le rôle important de l'énergie renouvelable, de l'efficacité énergétique et des technologies sûres et durables à faible intensité de carbone pour atteindre les objectifs de l'UE pour 2030, et se disent convaincus que le cadre Climat/Énergie 2030 sera à la fois profitable pour tous les États membres de l'UE et « crucial pour mettre en oeuvre la nouvelle stratégie de la Commission visant des emplois de qualité, la croissance durable, la compétitivité et l'investissement dans toute l'UE ».

Les ministres expriment leur plein soutien à une réforme urgente de l'ETS par la création d'une réserve de stabilité du marché et appellent le Conseil de l'UE et le Parlement européen « à adopter une réserve de stabilité ambitieuse pour fournir de la certitude à l'industrie et aux investisseurs ». Ils précisent à cet égard qu'une grande partie des signataires de la déclaration est en faveur de l'introduction d'une réserve de stabilité dès 2017 et du transfert des quotas gelés dans la réserve (EUROPE 11221).

Selon eux, la Commission devrait répondre aux préoccupations relatives aux fuites de carbone en garantissant, dans la législation, des formes adéquates de soutien aux secteurs exposés au risque de perte de compétitivité internationale à cause de la politique climatique de l'UE.

Favorables à une mise en oeuvre rapide de l'objectif 2030 pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ils appellent la Commission Juncker à « commencer rapidement à travailler sur la mise en oeuvre de la nouvelle législation liée au cadre Climat/Énergie 2030 »

Nouveau programme de travail de la Commission. « Nous soulignons combien il est important de maintenir le climat, la durabilité et la croissance verte comme priorités politiques de premier plan dans les futures activités de l'UE. En particulier, nous appelons la nouvelle Commission européenne à intégrer les objectifs en matière de climat, d'énergie et de croissance verte - y compris les cadres Climat/Énergie 2020 et 2030 en tant que priorités clés dans la nouvelle structure de la Commission chapeautée par des vice-présidents et horizontalement dans l'ensemble de la Commission ainsi que dans son futur programme de travail », écrivent les signataires.

De l'avis des quinze ministres européens, chantres de la croissance verte, cela permettra de garantir:

que l'UE renforce son rôle de chef de file dans la lutte contre le changement climatique en amont de la COP 21 via une politique climatique ambitieuse au sein de l'Europe, en promouvant l'action globale et un marché mondial du carbone, en travaillant sans relâche pour aider à la conclusion d'un accord climatique robuste permettant de maintenir la hausse moyenne des températures à la surface de la planète en dessous de 2 degrés Celsius. « Nous appelons la Commission européenne et tous les États membres à préciser dans les détails la contribution collective envisagée par l'UE, fondée sur des contributions nationales » afin que cette contribution puisse être communiquée au secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques d'ici à la date butoir de mars ;

que l'UE soit prête à revoir à la hausse son niveau d'ambition tant pour son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre que pour son action climatique, en vue de garantir un accord ambitieux mondial avec tout le monde à bord à la conférence de Paris ;

que les réductions d'émissions et le renforcement de la sécurité énergétique soient atteints par des actions qui se renforcent mutuellement. (AN)

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