Bruxelles, 19/12/2014 (Agence Europe) - Les stratégies et la législation en matière de validation des acquis de l'apprentissage non formel et informel dans l'ensemble de l'Europe progressent, lentement mais sûrement, indique le Cedefop (Centre européen pour le développement de la formation professionnelle). Pour autant, de nombreux aspects restent à améliorer, en particulier la fiabilité des informations sur le recours aux dispositifs de validation et sur leur utilisation. Pour rappel, la recommandation du Conseil européen de 2012 fixe à 2018 l'échéance pour la mise en place de dispositifs nationaux de validation de l'apprentissage non formel et informel.
La cinquième mise à jour de l'inventaire européen de l'apprentissage non formel et informel du Cedefop, qui permet d'évaluer l'évolution de la validation des acquis de l'éducation informelle et non formelle dans 33 pays européens, analyse des questions liées à la poursuite du développement et de la mise en oeuvre de la validation. Cet inventaire montre que les pays qui ont mis ou mettent au point une stratégie nationale de validation sont passés de cinq à treize depuis 2010. Parmi ces pays, seules la Finlande, la France et l'Espagne ont mis en place une stratégie d'ensemble englobant tous les sous-systèmes éducatifs (enseignement professionnel, enseignement général et enseignement supérieur). Le Cedefop constate par ailleurs, d'une part, la fragmentation des pratiques de validation et, d'autre part, que le principal groupe cible des initiatives de validation dans l'UE reste, comme dans l'inventaire de 2010, celui des individus faiblement qualifiés.
Alors que se rapproche l'échéance de 2018, l'inventaire met aussi en lumière les défis que les pays doivent relever: 1) une meilleure coordination dans la mise en place des dispositifs de validation (plusieurs dispositifs différents coexistent dans un même État membre) ; 2) plus d'égalité entre les certifications obtenues via la validation de l'acquis informel et non formel et celles obtenues par des voies formelles ; 3) plus de ressources financières pour la bonne mise en oeuvre des dispositifs ; 4) la mise en place d'un recueil de données pour évaluer l'évolution de la mise en place des processus de validation ; 5) la création de lignes directrices pour la qualité de la validation ; 6) la sensibilisation des citoyens à l'existence d'un système de validation ; 7) la mise en place d'un système établissant les connaissances spécifiques que doivent détenir les professionnels de la validation. (IL)