Bruxelles 19/12/2014 (Agence Europe) - Le Conseil d'Association UE-Maroc a tenu, mardi 16 décembre, sa 12ème session sous la présidence conjointe de Federica Mogherini, Haute Représentante pour la Politique extérieure et de sécurité commune et vice-présidente de la Commission européenne, et Salaheddine Mezouar, ministre marocain des Affaires étrangères.
La réunion a confirmé, selon un communiqué, « la dynamique positive des relations bilatérales », avec un pays considéré comme un « partenaire important pour l'UE » et qui « joue un rôle clé au sein de l'espace euro-méditerranéen et du Partenariat Afrique-UE ».
L'occasion a été donnée d'échanges politiques sur la région (Libye, Sahel-Sahara, Sahara Occidental, Moyen-Orient, etc.). Au plan bilatéral, il a été fait état des deux côtés d'un « bon bilan des réalisations et des avancées accomplies depuis un an » et un « passage en revue du processus de réformes ainsi que les étapes à venir ».
Mme Mogherini a présenté ses « félicitations » au Maroc pour les progrès accomplis et « l'encourage » à poursuivre ses réformes. Le ministre Mezouar a, lui aussi, salué la « qualité » d'une relation offerte en modèle aux autres pays de la région. « Nous avons toujours agi dans un cadre sincère » dans notre relation avec l'Europe, a-t-il affirmé lors de la courte conférence de presse finale. L'UE a confirmé son engagement à accompagner ce processus dans le cadre du « Plan d'Action 2013-2017 » convenu entre les deux parties, indique le communiqué conjoint.
Le ministre Mezouar a tenu à rappeler que « l'agenda est chargé ». Peu de détails ont filtré de la session sur les sujets épineux qui ont marqué l'année écoulée et qui ont la plupart trouvé une solution agréée des deux parts: l'accord de pêche, le régime d'accès des fruits et légumes. Mais d'autres sont encore sur la table, telle que la négociation d'un « accord de libre-échange approfondi » (ALECA) ouvrant le marché marocain à la concurrence sur les services, la libéralisation des marchés publics et réglementant aussi la propriété intellectuelle, entre autres sujets. Après s'y être impliqué, le gouvernement marocain, soumis à une forte pression des secteurs concernés, a pratiquement imposé une « pause de réflexion », le temps de mieux étudier l'impact de la concurrence européenne attendue. On ne sait pas encore si la session du Conseil a permis de relancer ces pourparlers. Il en est de même de l'accord de mobilité proposé par Bruxelles, qui demeure tributaire de la conclusion d'un accord de réadmission que le Maroc n'envisage qu'avec réticence. (FB)