Bruxelles, 09/12/2014 (Agence Europe) - Li Junhua, directeur général pour les conférences et organisations internationales au ministère des Affaires étrangères chinois, a expliqué, lundi 8 décembre, que les élections à Hong Kong étaient une question « juridique » et non une question de droits de l'homme. Depuis plusieurs mois, des milliers de personnes manifestent pour avoir des élections réellement démocratiques.
« La situation à Hong Kong n'est pas une question de droits de l'homme, mais une question juridique » concernant la mise en oeuvre des élections, a-t-il expliqué à l'issue du 33ème dialogue sur les droits de l'homme UE-Chine. Il a expliqué que l'occupation de places était illégale et que la Chine respectait l'État de droit et protégeait la sécurité et la prospérité des citoyens. Pour Li Junhua, il s'agit d'une « question interne » qui implique la « souveraineté de la Chine ». Le directeur pour l'Asie de l'Est et le Pacifique au SEAE, Gerhard Sabathil, a souligné la nécessité d'un « meilleur dialogue » afin de résoudre le problème lui-même.
L'officiel chinois est aussi revenu sur les droits de l'homme dans son pays alors que l'UE critique souvent leurs violations. Selon lui, son pays a une façon spécifique de gérer les droits de l'homme dans laquelle il a « pleinement confiance ». Li Junhua a précisé qu'un modèle des droits de l'homme n'est pas meilleur ou pire qu'un autre. « Quand on veut juger le modèle d'un pays, il est nécessaire d'écouter le peuple de ce pays », a-t-il expliqué, ajoutant plus tard que « le modèle chinois devait être décidé par les Chinois ». « Pour regarder les droits de l'homme, il faut se mettre dans les chaussures de l'autre partie », a-t-il aussi conseillé. Il a considéré que la Chine avait autant avancé en termes des droits de l'homme en quelques dizaines d'années que l'Europe en plusieurs siècles.
Alors que lors du dialogue sur les droits de l'homme les Européens ont souligné les situations de plusieurs militants des droits de l'homme, dont la journaliste Gao Yu, le professeur ouighour Ilham Tohti (EUROPE 11161) et le prix Nobel 2010, Liu Xiaobo, Li Junhua a expliqué qu'il ne fallait pas se focaliser sur le bien-être de « quelques individus » et perdre de vue celui de 1,3 milliard de personnes. (CG)