Bruxelles, 09/12/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne devrait avoir une approche horizontale si d'aventure elle entendait réviser la directive sur le transport combiné, s'accordent à penser plusieurs associations représentant les intérêts du fret (CER, EBU, EFIP, EIA, ERFA, UIP, UIRR).
Le transport combiné allie les atouts du rail, de la route, de la navigation intérieure ou maritime pour transporter les biens en Europe. La directive qui régule ce type de transport date de 1992 et pourrait être révisée par la nouvelle Commission européenne (le plan de travail sera dévoilé la semaine prochaine). Une consultation publique a eu lieu à ce sujet cet été dont les résultats sont désormais publics.
Une nouvelle définition du transport combiné avait été glissée dans la révision de la directive sur les poids et dimensions des camions (qui ne devrait pas être conservée au cours de la négociation interinstitutionnelle à ce sujet). À cet égard, les associations européennes intermodales ou de transport combiné recommandent à l'exécutif de ne pas se 'disperser' en définissant des terminologies et autres règles relatives à plusieurs modes de transport dans des pans de législation 'non liés'. C'est donc au sein de cette directive avant tout qu'il faut oeuvrer, recommandent ces associations. Elles font valoir aussi auprès de l'exécutif que, si la collaboration entre les différents modes de transport et les acteurs de transbordement peut paraître complexe, il en résulte toutefois un gain en termes d'efficacité énergétique, de pollution et, même, de sécurité routière. Soutenir ce type de transport peut donc aussi passer par d'autres politiques européennes telles que les plans de corridors du Réseau transeuropéen de transport et le Mécanisme pour l'interconnexion de l'Europe ou les technologies de l'information et de la communication. (MD)