Bruxelles, 04/12/2014 (Agence Europe) - Miguel Arias Canete, commissaire européen à l'Action pour le climat et à l'Énergie, s'est dit encouragé, mercredi 3 décembre à Bruxelles, par « l'optimisme déterminé » qui règne à la conférence climatique de Lima (COP 20) où il se rendra la semaine prochaine (8-12 décembre), mais il a pressé toutes les parties - les grands émetteurs au premier chef - de concourir à la réussite des négociations, car le temps presse (EUROPE 11208 11205, 11198 et 11186) .
«Le compte à rebours pour Paris a commencé. On a douze mois à peine pour parvenir à un accord mondial, solide, juridiquement contraignant, tourné vers l'avenir, qui tienne compte des réalités géopolitiques et économiques et de la science. Douze mois, c'est peu. Cet accord devra inclure tous les pays, notamment les grands émetteurs », a-t-il dit à la presse. Il a insisté sur l'importance que soient pris « des engagements transparents, quantifiables et comparables ». Avec l'objectif d'une réduction d'au moins 40% de ses émissions (par rapport à 1990) à l'horizon 2030, l'UE sera « dans les temps pour atteindre 80-95% d'ici à 2050 », a souligné le commissaire. L'accord sino-américain est, selon lui, de bon augure. Il espère que « cela incitera d'autres pays à s'engager sur des objectifs suffisamment tôt ».Il a rappelé que l'UE a pris l'engagement collectif de verser 4,6 milliards de dollars sur les 9,7 milliards du Fonds vert pour le climat en faveur des pays en développement (AN)