Bruxelles, 03/12/2014 (Agence Europe) - Mars 2018 sera finalement la date d'entrée en piste pour le système automatique d'appel d'urgence en cas d'accident. Les députés européens membres de la commission parlementaire chargée du marché intérieur (IMCO) ont entériné un accord interinstitutionnel dégagé à ce sujet le 3 décembre (30 voix pour, 1 contre et 2 abstentions).
Dans un peu plus de deux ans, tous les nouveaux modèles de voitures devront être dotés de ce système appelé à sauver de nombreuses vies lors d'un accident de voiture en réduisant de moitié le délai d'arrivée des services d'urgence. Le service sera gratuit, et les députés européens ont aussi eu à cœur de garantir la protection des données privées. Seules les informations relatives à la catégorie de véhicule, au type de carburant, à l'heure de l'accident et à l'endroit où il s'est produit seront transmises aux centrales d'appel d'urgence via le numéro 112. Ces données ne pourront pas être transférées à des tierces parties et pourront être effacées manuellement, si l'usager le souhaite. L'accord laisse la porte ouverte à l'installation d'eCall sur les autres types de véhicules ultérieurement.
La technologie était mature depuis longtemps, mais l'initiative législative pour rendre ce système obligatoire dans toute l'Europe a trainé. Il s'agit donc d'une victoire pour le Conseil européen de la sécurité du transport, qui a toutefois regretté les années perdues, sans justification, pour voir enfin les voitures dotées du système eCall.
L'accord devra encore être validé formellement par le Conseil et par un vote en plénière au Parlement européen (probablement en mars).Une autre initiative législative avait déjà été entérinée en début d'année pour assurer que l'infrastructure pour recevoir les appels serait en place à temps. (MD)