Bruxelles, 04/12/14 (Agence Europe) - Les ministres européens ont pressé la commissaire Elzbieta Bienkowska de produire une feuille de route concernant l'industrie, lors de son premier Conseil Compétitivité, mercredi 3 décembre.
Feuille de route. Les ministres ont pu discuter du sujet avec la commissaire, qui a confirmé que la Commission pouvait contribuer à la compétitivité industrielle par des moyens législatifs et non législatifs. Les conclusions adoptées ensuite par les ministres à ce propos demandent notamment que la feuille de route escomptée l'année prochaine permette de tirer profit de secteurs tels que la numérisation, la bio-économie, les technologies clés génériques, mais également de relever les défis liés à l'utilisation efficace des ressources, un approvisionnement stable et durable en matières premières, les coûts de l'énergie et le marché intérieur de l'énergie.
Approche sectorielle. Ces conclusions mettent l'accent sur la nécessité d'un « mainstream » sectoriel, soit une rationalisation des politiques sectorielles. Les ministres recommandent à la Commission de mener des initiatives sectorielles « chaque fois que des menaces pesant sur la compétitivité et la nécessité de maintenir une base industrielle solide l'imposent », comme ce fut le cas pour l'acier en 2013.
PME. L'appui des petites et moyennes entreprises à l'industrie est également relevé par les ministres, qui ont d'ailleurs reçu des informations détaillées du réseau de représentants des PME (SME Envooy Network) qui ont présenté un état de la situation. Ceux-ci ont également insisté sur la nécessité de procéder secteurs par secteurs et pays par pays.
Fonds d'investissement. Durant leur déjeuner, les ministres européens ont eu la possibilité de s'entretenir avec le commissaire européen chargé de l'Emploi, la Croissance, l'Investissement et la Compétitivité, Jyrki Katainen, à propos du plan d'investissement de 315 milliards d'euros présenté par la Commission le 26 novembre. « J'ai expliqué aux ministres que ce plan d'investissement allait changer l'Europe de manière permanente, même si cela ne va pas résoudre tous les problèmes économiques ». Les ministres ont eu à coeur de lui demander des clarifications sur certains aspects, notamment sur l'impact sur les budgets nationaux. (MD)