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Bulletin Quotidien Europe N° 11211
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transports

Plan 'Juncker', les projets éligibles sous les yeux des ministres

Bruxelles, 04/12/2014 (Agence Europe) - Les ministres européens des Transports ont pris connaissance d'une 1ère liste - chiffrée à 140 milliards d'euros - de projets d'infrastructures correspondant aux priorités du plan de la Commission européen censé attirer 315 milliards d'euros d'investissements (EUROPE 11205).

Le Conseil Transports a plébiscité ce plan d'investissement dans des conclusions sur le Réseau de transport européen (RTE-T) qu'il a adoptées mercredi 3 décembre.

A été présenté aux ministres un rapport intermédiaire sur les projets les mieux à même de tirer parti du futur Fonds européen d'investissement stratégique (FEIS) sous l'égide de la BEI. Chapeauté par l'ancien commissaire européen danois Henning Christophersen et établi en coopération avec la BEI, ce rapport reprend, à titre d'exemple, différents projets sur les neufs corridors RTE-T prêts à être mis en oeuvre avant 2017 et qui pourraient venir alimenter le pipeline de projets du FEIS. Il s'agirait de se concentrer sur des projets aéroportuaires (2 milliards € - Helsinki, Kasteli, ), de connexions ferroviaires entre aéroports et centres urbains (30 milliards € - Paris Charles de Gaule, Milan-Malpensa, ), de capacité et connectivité portuaire (13 milliards € - Amsterdam, Calais, Dublin et Cork, Koper, Barcelone, Venise, Milan), de tronçons fluviaux (17 milliards € - Kiel, Seine, Gand, Canal Albert,), de plateforme logistique (2,4 milliards) et d'autoroutes (63 milliards € - Rotterdam, Utrecht, Strasbourg, Bratislava, Brasov, tronçons en Italie, Pologne et Allemagne). Le rapport recommande en outre de simplifier les règles relatives aux aides d'État, à la commande publique et à la délivrance de permis, et d'avoir recours au principe 'utilisateur-payeur'.

Les conclusions adoptées le même jour par les ministres saluent la présentation du plan d'investissement et soulignent le rôle moteur des infrastructures de transports pour la croissance et l'emploi, chose que bon nombre de ministres ont ensuite répété lors d'un débat. Aucune mention n'est faite de la flexibilité dont devrait faire preuve la Commission européenne dans l'application du Pacte de stabilité et de croissance vis-à-vis des contributions directes d'États au FEIS, un dossier prioritaire pour la Présidence italienne du Conseil. Ces conclusions alimentent la révision à mi-parcours de la stratégie EUROPE 2020. (MD)

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