Bruxelles, 12/09/2014 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a considéré, vendredi 12 septembre à Kiev, que le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine était insuffisant pour garantir une paix durable. « Le cessez-le-feu (…) est certainement un pas positif qui doit être respecté, cependant c'est toujours insuffisant pour garantir une paix durable », a expliqué M. Barroso lors d'une conférence de presse avec le président ukrainien, Petro Porochenko. Il a précisé que la situation était « très fragile ». Le chef de l'exécutif européen a expliqué avoir discuté avec M. Porochenko, entre autres, de la meilleure façon de faire des progrès vers une solution politique durable du conflit.
M. Barroso a une nouvelle fois appelé la Russie à montrer son soutien à la paix et à agir en ligne avec les principes internationaux. Il a qualifié le comportement de la Russie d' « inacceptable ». « Tout en étant engagés à trouver une solution négociée, nous n'hésitons pas à répondre de manière ferme face à un comportement inacceptable de la Russie », a-t-il ajouté, alors que de nouvelles sanctions européennes sont entrées en vigueur le 12 septembre (voir autre nouvelle). Le président de la Commission a aussi souligné que les relations entre l'UE et la Russie subiraient des dommages « irréversibles » si la question de l'Ukraine n'était pas résolue selon les principes internationaux, dans le respect de la souveraineté de l'Ukraine.
Plus tôt dans la journée, le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, lui aussi en Ukraine, a encouragé Kiev à ne pas perdre le contact avec la population de l'est de l'Ukraine, « dont beaucoup sont craintifs et anxieux de savoir ce qu'il se passe ». « Dans certains cas, des amis et des familles sont divisés car ils se sentent sous la pression de devoir choisir entre les deux parties au conflit. Ils ont besoin de votre compréhension de leur souffrance et d'avoir l'assurance qu'il n'y a pas besoin de faire un tel choix », a-t-il expliqué. Le conflit dans l'est de l'Ukraine a déjà fait 2 600 victimes et 9% de la population ukrainienne vit dans la zone de conflit, selon M. Barroso. (CG)