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Bulletin Quotidien Europe N° 11128
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) pÊche

Pêche illégale, la Commission donne plus de temps à trois pays tiers

Bruxelles, 24/07/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a décidé, mercredi 23 juillet, de donner six mois de plus à trois pays tiers pour améliorer leur dispositif de lutte contre la pêche illégale, au motif que des progrès ont été réalisés. La Commission avait décidé en novembre 2013 d'adresser des cartons jaunes à la Corée, au Ghana et à l'île de Curaçao, trois pays accusés de violer les obligations internationales en matière de lutte contre la pêche illicite (EUROPE 10971).

Ces pays tiers pourraient, dès lors, échapper à des sanctions commerciales, comme celles prises en mars dernier par l'Union européenne contre trois autres pays tiers (Belize, Cambodge et Guinée) jugés non coopérants (EUROPE 11045). Les captures effectuées par les navires de pêche de ces trois pays sont interdites à l'importation dans l'UE.

Mais, dans le cas de la Corée, du Ghana et de Curaçao, la Commission estime qu'ils ont tous fait des « progrès crédibles » en vue de respecter leurs obligations en tant qu'État du pavillon, côtier, du port ou de marché. Ils mettent à jour leur cadre juridique pour intégrer la lutte contre la pêche illégale, ils améliorent les contrôles et les systèmes de surveillance et jouent un rôle proactif concernant les règles internationales édictées par les organisations régionales de gestion des pêches. « Il est clair, cependant, que l'adoption et la mise en oeuvre de nouvelles règles prennent du temps », admet la Commission.

Pour surveiller les pays tiers, l'UE dispose du règlement 1005/2008 du Conseil établissant un système communautaire destiné à prévenir, à décourager et à éradiquer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Cet instrument essentiel vise à réserver l'accès au marché de l'Union aux produits de la pêche dont la légalité a été certifiée par l'État du pavillon ou par l'État exportateur concerné. Selon les estimations, les activités de pêche illicite représenteraient une valeur totale d'environ 10 milliards d'euros par an. Chaque année, entre 11 et 26 millions de tonnes de poissons sont capturées de manière illicite, soit un niveau équivalant à au moins 15% des captures au niveau mondial. (LC)

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