Bruxelles, 23/07/2014 (Agence Europe) - Avec la publication de leur nom au Journal officiel, l'Union européenne a officiellement sanctionné, mercredi 23 juillet, trois nouvelles personnes et neuf entités, considérées comme impliquées « dans la répression violente exercée contre la population civile ou du soutien apporté au régime ».
L'homme d'affaires Hashim Anwar al Aqqad, président du groupe d'entreprises Akkad - qui opère dans différents secteurs de l'économie syrienne, y compris les secteurs pétroliers et gaziers et qui soutient le régime syrien - est désormais soumis à un gel de ses avoirs et à une interdiction de visa. « Acteur de la répression violente exercée contre la population », le commandant militaire du régime syrien, le Colonel Hasan Suhayl, est également sanctionné. Même chose pour le directeur du Centre d'études et de recherches syrien (CERS), Amr Armanazi, qui soutient l'armée syrienne dans l'acquisition de matériel utilisé directement pour la surveillance et la répression des manifestants hostiles au régime.
Les entités soutenant le pouvoir en place désormais visées par les sanctions de l'UE sont les suivantes: - le National Standards and Calibration Laboratory et le High Institute for applied science and technology (HISAT), filiales du CERS, déjà sanctionné, qui fournissent « formation et soutien au CERS » et sont donc des « acteurs de la répression violente exercée contre la population civile » ; - l'Oceans Petroleum Trading et le Tri Oceans Trading, qui soutiennent le régime syrien et en tirent avantage en organisant des transports clandestins de pétrole destinés au régime syrien ; - l'entreprise Al Jezerra, active dans le secteur des hydrocarbures, détenue et contrôlée par Ayman Jaber, lui-même déjà listé ; - The Homs Refinery Compagny et the Baniyas Refinery company, filiales de la General corporation for refining and distribution of Petroleum products (GCRDPP) qui dépendent du ministère du Pétrole et des Ressources minières ; - l'Industrial establishment of defense et l'Army supply bureau, associés à l'acquisition de matériel militaire à l'appui du régime et donc « acteurs de la répression violente exercée contre la population civile en Syrie ».
Avec ces nouvelles personnes et entités, 192 personnes et 62 entités font désormais l'objet de restrictions en lien avec la crise syrienne. (CG)