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Bulletin Quotidien Europe N° 11127
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) aides d'État

Les plans de restructuration de NGB et de Piraeus approuvés

Bruxelles, 23/07/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a approuvé, mercredi 23 juillet, les plans de restructuration de la National Bank of Greece (NBG) et de Piraeus.

Le plan de la NBG « prévoit la concentration des activités de la banque sur les grands marchés des opérations bancaires en Grèce et en Turquie et une amélioration de leur efficacité », a déclaré Joaquin Almunia, commissaire chargé de la Concurrence. La banque a déjà commencé à mettre en oeuvre d'importantes mesures de rationalisation, comme un régime de départ volontaire à la retraite, des baisses de salaire, la fermeture de certaines succursales et d'autres actions de réduction des coûts menées en Grèce et dans l'Europe du sud-est. Le plan de restructuration prévoit une nouvelle restructuration des opérations internationales et des activités non essentielles en Grèce ainsi qu'un renforcement des activités bancaires en Grèce, essentiellement au travers d'une rationalisation des dépenses de fonctionnement, d'un renforcement des produits d'intérêts nets et d'une gestion prudente des risques. NBG réduira sa participation dans sa filiale turque Finansbank, lui permettant de renforcer ses fonds propres, mais en conservant une participation majoritaire dans l'entité.

Pour Piraeus, le plan de restructuration prévoit une réduction des dépenses de fonctionnement, un renforcement des produits d'intérêts nets et une gestion prudente des risques, ainsi qu'une réduction significative des opérations internationales de Piraeus, déficitaires.

Depuis 2008, la Grèce a accordé à plusieurs reprises un soutien en fonds propres et une aide à la liquidité à NBG et à Piraeus. Dans son évaluation, la Commission a tenu compte du fait que la plupart des difficultés des deux banques ne découlaient pas d'une prise de risques excessive, mais essentiellement de la crise de la dette souveraine et de la récession qui a touché le pays dès 2008.

Au vu de ces circonstances, l'aide financière publique génère beaucoup mois de distorsions et est moins sujette aux risques d'aléa moral que les aides élevées octroyées à des établissements financiers qui avaient accumulé des risques excessifs. La Commission a donc conclu que les deux plans de restructuration étaient conformes aux règles européennes sur la restructuration des banques dans un contexte de crise. Piraeus a reçu plus d'aides que d'autres grandes banques mais a toutefois réduit le montant d'aide nécessaire en procédant à des acquisitions qui ont renforcé son capital, au rachat de dettes subordonnées et des augmentations de capital. Via la levée de fonds privés en 2013 et 2014, elle a déjà pu rembourser une partie de l'aide reçue. (EL)

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