Bruxelles, 27/05/2014 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, a réagi, lundi 26 mai, à la lourde défaite du parti socialiste national aux élections européennes en tentant de tenir compte du message adressé par les Français qui ont massivement voté pour l'extrême droite.
La vérité « douloureuse » de ces élections est la suivante: « six Français sur dix ne se sont pas déplacés » et « un électeur sur quatre a voté pour l'extrême droite », a constaté M. Hollande, qui était présent à Bruxelles, mardi, à l'occasion d'un sommet européen consacré en partie aux résultats des élections et à la désignation du futur président de la Commission européenne (voir autre nouvelle). Ce vote, qui a placé pour la première fois le Front national en tête d'un scrutin national avec 25,4% des voix, marque, selon lui, « une défiance à l'égard de l'Europe, qui inquiète plus qu'elle ne protège » ainsi qu'à « l'égard de la politique qui, après tant d'années de crise, appelle toujours des efforts sans que l'on voie encore les résultats ».
Convaincu que l'Europe « ne peut avancer sans la France », le président français a réaffirmé son engagement à réformer la France et à « réorienter l'Europe », devenue « illisible, (…) lointaine et, pour tout dire, incompréhensible, même pour les États ». « L'Europe, elle doit être simple, claire, pour être efficace là où elle est attendue, et se retirer là où elle n'est pas nécessaire », a-t-il souligné.
Dans le domaine économique, M. Hollande a réitéré l'axe principal de l'action du gouvernement français: « La priorité, c'est la croissance, c'est l'emploi, c'est l'investissement ». Selon lui, l'Europe doit « préparer l'avenir » en investissant dans « les nouvelles technologies, la transition énergétique et sa propre défense » et « protéger ses frontières, ses intérêts, ses valeurs, sa culture ». Afin de peser en Europe, la seule issue est de mener les réformes dans une France qui « perd ses emplois » et dont la « compétitivité se dégrade ». Ces réformes soutiendront les entreprises, amélioreront le pouvoir d'achat des bas revenus par des baisses d'impôts, miseront sur l'éducation et simplifieront l'organisation territoriale du pays. (MB)