Bruxelles, 27/05/2014 (Agence Europe) - En association avec la CEVI, la Confédération européenne des vignerons, le Copa-Cogeca, qui représente les intérêts des agriculteurs et de leurs coopératives dans l'Union européenne, a envoyé une lettre, mardi 27 mai, à la Commission européenne pour renouveler leur appel à une protection des indications géographiques (IG) sur Internet. « Nous demandons que soit mis sur pied un système qui garantisse la protection des IG européennes lors de la vente de vin sur Internet. Si l'on ne résout pas de manière adéquate le problème, cela créera un précédent pour d'autres produits couverts par des IG et pourrait affaiblir la politique de protection des IG de la Commission ainsi que les futures négociations commerciales bilatérales », a déclaré Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca.
Cet envoi intervient alors que l'ICANN, la société américaine chargée d'attribuer les nouveaux noms de domaine a décidé, le 4 avril dernier, d'accorder un délai supplémentaire de 60 jours pour trouver un accord sur les noms de domaine « .vin » et « .wine » dans le contentieux opposant le secteur vitivinicole européen aux demandeurs des noms de domaine « .vin » et « .wine ». Un délai intervenu suite à l'intervention des autorités européennes et des gouvernements auprès de l'ICANN pour trouver une solution acceptable par toutes les parties (EUROPE 11055). La valeur des vins européens portant une indication géographique s'élevait en 2010 à 30,376 millions d'euros. Certaines de ces ventes se déroulent déjà sur Internet et cette tendance devrait s'accentuer. La création de nouveaux noms de domaine pourra profiter au secteur vitivinicole européen, à condition que leurs futurs propriétaires sécurisent leur utilisation et protègent les vins qui sont connus pour leurs qualités spécifiques et couverts par la législation européenne sur les IG, explique la Copa-Cogeca. « La libre utilisation de noms de domaine pourrait conduire à une utilisation abusive du système européen des IG et induire en erreur les consommateurs par rapport au produit », a commenté M. Pesonen. Il demande dès lors à la Commission d'agir et de protéger les spécialités régionales et les produits de qualité couverts par les IG pendant les négociations qui se poursuivent avec l'ICANN. (IL)