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Bulletin Quotidien Europe N° 11062
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) maroc

L'UE joue l'apaisement sur le problème des fruits et légumes

Bruxelles, 16/04/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne dépêchera le 23 avril à Rabat son directeur général en charge de l'agriculture, Jerzy Plewa, pour apaiser la tension naissante découlant de la modification du régime des prix d'accès des fruits et légumes au marché communautaire.

L'opinion et les médias marocains accordent une importance accrue qui prend l'allure d'une crise ouverte dans laquelle serait en cause la mise en oeuvre de l'accord de pêche. Un sit-in de producteurs a été organisé lundi en signe de protestation.

La Commission européenne est « sensible aux préoccupations manifestées par les autorités marocaines » qui estiment que « ce changement aurait un impact négatif sur les exportations marocaines des fruits et légumes », écrit dans un communiqué l'ambassadeur européen à Rabat, Rupert Joy.

Les Marocains, selon les arguments relayés par les médias officiels, pensent que « le système adopté prévoit que les fruits et légumes seront dédouanés sur la base d'une 'valeur forfaitaire', sans recours à la valeur réelle des produits, c'est-à-dire le prix de vente effectif. Un nouveau mécanisme qui risque d'impacter très négativement les exportations des fruits et légumes marocains sur les marchés de l'UE ». Un membre de l'Association marocaine des producteurs et exportateurs de fruits et légumes a affirmé qu'il y aura « une perte de 100 000 à 150 000 emplois, en raison de la suspension de 70% des exportations marocaines de tomates et causera de grands préjudices aux exportations de concombres, courges et clémentines ».

Le porte-parole du commissaire Dacian Ciolos a soutenu que la Commission veillera à ce que les « préoccupations justifiées » du Maroc « soient pleinement prises en compte ». Il a souligné que le nouveau régime de tarification s'applique uniformément à tous les fruits et légumes provenant d'un pays tiers et ne concerne donc pas seulement les tomates marocaines. Rassurante, la Commission affirme qu'elle « tient fortement » aux relations nouées mais ne croit pas qu'il y aura un impact négatif pour ce pays.

L'ambassadeur marocain a affirmé que l'objectif de ce changement « n'est certainement pas de mettre un frein au commerce vers l'UE, mais de clarifier un système qui a été la source de critiques récurrentes, conduisant à la préoccupation que le système de prix d'entrée n'est pas appliqué correctement ». M. Joy rappelle qu'une « discussion détaillée a déjà eu lieu au mois de février dans le cadre du sous-comité agricole établi au titre de l'accord d'association. Les services de la Commission ont proposé de continuer ces discussions pour mieux comprendre l'analyse faite par les autorités marocaines de cet impact ». (FB)

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