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Bulletin Quotidien Europe N° 11062
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) ukraine

Appel des députés à des sanctions supplémentaires contre Moscou

Bruxelles, 16/04/2014 (Agence Europe) - Alors que la Commission européenne a livré à chaque État membre par enveloppe l'évaluation de l'impact sur son économie qu'auraient des sanctions de la phase 3 contre la Russie, de nombreux députés européens ont appelé, mercredi 16 avril, à des sanctions supplémentaires. Pour la vice-présidente des verts, Rebecca Harms (allemande), « on ne doit plus parler de façon hypothétique des sanctions. Il ne faut plus seulement parler, il faut préparer les sanctions et cesser de dire qu'on ne peut pas se détacher de cette dépendance (de la Russie) ». « Il faut passer à une étape supplémentaire, avec des sanctions économiques ; l'action de l'UE n'est pas suffisante pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité de l'Ukraine », a expliqué l'Espagnol José Ignacio Salafranca au nom du PPE.

Pour son collègue français, Arnaud Danjean, « Moscou a allumé sur un baril de poudre une mèche à combustion lente (…). Les réponses apportées apparaissent bien timides et bien faibles, mais sont dans la tonalité juste ». Il a appelé à un renforcement immédiat des sanctions. « Il faut calculer l'effet des armes, s'assurer qu'il n'y ait pas de retour de bâton », a pour sa part expliqué Adrian Severin (non-inscrit, roumain).

Annemie Neyts-Uyttebroeck (ADLE, belge) a appelé à un embargo sur les armes. « Il faut lancer un appel aux États membres, il y a des contrats militaires et de livraison d'armes qu'il faudrait au moins suspendre, geler. Il faut utiliser tous les leviers économiques, ne pas faire du business as usual », a-t-elle expliqué, soutenue par Tunne Kelam (PPE, estonien).

Jacek Saryusz-Wolski (PPE, polonais) a appelé l'UE à envoyer une mission de surveillance dans l'est de l'Ukraine, comme elle l'a fait avec la Géorgie en 2008. Pour le néerlandais Johannes Cornelis Van Baalen, au nom de l'ADLE, l'Union européenne doit aussi investir davantage dans la défense commune, à travers l'Otan. « Qui veut la paix se prépare, l'Otan est le lieu idoine pour se préparer », a-t-il expliqué.

Espoir en la réunion du 17 avril

Les députés ont aussi apporté leur soutien à la réunion quadripartite prévue le 17 avril à Genève. « Il faut poursuivre le dialogue », a expliqué Alexander Graf Lambsdorff (ADLE, allemand), rappelant que « dans les heures les plus sombres de la guerre froide, il y a eu un dialogue avec Moscou ». « J'espère qu'à Genève il y aura des discussions. Jamais on ne pourra faire la guerre en Europe contre la Russie, ce sera toujours avec la Russie », a-t-il ajouté. « À Genève, il ne faut pas faire des conjectures, mais dire clairement ce que l'on souhaite », a ajouté Mme Harms. Au nom du S&D, Libor Roucek (tchèque) a rappelé que la voie « préférée » pour résoudre la crise est la voie du dialogue. (CG)

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