Bruxelles, 04/04/2014 (Agence Europe) - Un bus de campagne personnalisé, des déplacements dans au moins 18 États membres sur invitation des partis nationaux (pas tous en bus...) et pas moins de sept débats télévisés. C'est le programme que le PPE a réservé au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, son candidat victorieux des primaires du parti le 7 mars à Dublin.
Partant plus tard en campagne que ses rivaux, en particulier le président du Parlement européen Martin Schulz, le Luxembourgeois enchaînera les déplacements ces prochaines semaines: Munich, Berlin, Nivelles ou Anvers d'ici au 8 avril. Le 9 avril, il débattra avec le candidat du PSE, Martin Schulz, sur la chaîne France 24, le 28 avril avec tous les autres candidats à Maastricht et le 9 mai à Florence, là encore avec tous les candidats à la succession de M. Barroso, à savoir M. Schulz, le Belge Guy Verhofstadt pour l'ADLE, l'Allemande Ska Keller ou le Français José Bové pour les verts et le Grec Alexis Tsipras pour la Gauche européenne. Le slogan de M. Juncker: 'Expérience, solidarité, avenir'.
Financée à hauteur de 1,6 million d'euros (des fonds provenant aux deux tiers du budget du PE et d'un tiers des inscriptions de membres au PPE), la campagne doit permettre à M. Juncker de devenir le prochain président de la Commission, a expliqué à la presse, vendredi 4 avril, le nouveau directeur de campagne du candidat, Martin Selmayr. Convaincu que le Luxembourgeois « est le meilleur candidat possible » et que son nom sera mieux accueilli par les peuples que celui de M. Schulz, le directeur de campagne, ex-chef de cabinet de la commissaire Viviane Reding, a réitéré l'intérêt prioritaire de son poulain pour le poste de M. Barroso. Même si Martin Selmayr n'a pas pu « dire qu'il ne sera pas président du Conseil. Tout comme je ne peux pas dire qu'il sera pape ! », a poursuivi l'Allemand, alors que les doutes subsistent toujours sur le poste qui sera réellement attribué à M. Juncker. (SP)