Bruxelles, 02/04/2014 (Agence Europe) - La fin du secret bancaire pourrait coûter au Luxembourg quelque 15 milliards d'euros d'actifs sous gestion et environ 2 000 emplois, a révélé une étude de l'Institut national statistique luxembourgeois (Statec), publiée mardi 1er avril.
« Par la seule hausse des frais administratifs liés à l'introduction de l'échange automatique d'informations » fiscales, 800 postes pourraient être perdus dans le secteur bancaire, indique le Statec. Ce résultat ne tient toutefois pas compte de la fuite d'une partie des actifs sous gestion. 5% du total de ces actifs pourraient quitter la place financière luxembourgeoise après l'introduction de l'échange automatique d'informations, soit 15 milliards d'euros d'actifs. 1 000 autres emplois dans le secteur financier pourraient être perdus et entre 500 et 1 000 postes supplémentaires dans le reste de l'économie.
En mars, le Luxembourg et l'Autriche ont levé leur veto sur la directive révisant l'encadrement de la fiscalité de l'épargne des personnes physiques, qui étend le champ d'application de la directive de 2003 à d'autres produits financiers, comme les produits d'assurances, ainsi qu'aux trusts ou fondations. Le Luxembourg avait déjà annoncé la levée du secret bancaire au 1er janvier 2015. Contacté, le ministère des Finances luxembourgeois n'a pas réagi. Le ministre autrichien des Finances, Michael Spindelegger, a précisé, mercredi 2 avril, qu'une étude d'impact similaire n'existait pas pour l'Autriche (voir autre nouvelle). (EL)