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Bulletin Quotidien Europe N° 11052
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SOMMET UE-AFRIQUE / (ae) afrique

Les députés veulent plus de dialogue sur la stratégie UE/Afrique

Bruxelles, 02/04/2014 (Agence Europe) - Les députés européens et les députés africains veulent jouer, de concert, un rôle accru dans le contrôle démocratique du partenariat UE/Afrique afin de renforcer la démocratie et la transparence des relations entre les deux continents. Ils appellent à un dialogue politique spécifique régulier au niveau ministériel sur la stratégie UE/Afrique portant sur un nombre resserré d'objectifs phare et réalistes, au premier rang desquels la paix et la sécurité. C'est la teneur de l'appel conjoint qu'ils ont lancé au quatrième sommet UE-Afrique qui s'est ouvert mercredi 2 avril à Bruxelles sur le thème ' Investir dans les populations, la prospérité et la paix'.

Dans une déclaration commune adoptée la veille par le Parlement européen et le parlement panafricain à l'issue de leur quatrième sommet, les députés européens et africains soulignent que la société civile, qui contribue au partenariat UE/Afrique en vue de le renforcer, ne saurait se substituer au rôle des parlements démocratiquement élus et appellent à une distinction claire entre ces deux catégories d'acteurs du partenariat UE/Afrique.

Paix et sécurité, la première des cinq priorités. Si la paix et la sécurité doivent être l'objectif phare n°1, par la poursuite du soutien à la Facilité de paix pour l'Afrique et au développement de l'architecture de paix et de sécurité africaine, les parlementaires souhaitent que la gouvernance macro-économique (systèmes de taxations justes et efficaces, lutte contre l'évasion fiscale), le développement économique et le commerce, et les questions sociales complètent le tableau des priorités du dialogue.

Sur ce dernier point, les députés appellent notamment à la fixation de normes minimales de sécurité sociale dans tout le continent africain. Ils souhaitent que les décideurs politiques fassent de la fin des mariages précoces et forcés et des mutilations génitales des priorités en s'attaquant aux racines de ces maux (pauvreté, manque d'éducation, traditions culturelles) afin de combattre les inégalités sociétales dont sont victimes les filles et les femmes. Députés européens et africains expriment leurs préoccupations face à l'augmentation des discriminations, des persécutions sur la base de la race, de la religion et la négation des droits des minorités, dans certains pays africains. Mais ils n'ont pas trouvé de terrain d'entente sur la lutte contre la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle qui a cours dans certains pays, comme en Ouganda.

Les députés notent que l'augmentation des conflits politiques, ethniques et religieux et de la menace du terrorisme, ainsi que la fragilité des États, les violations des droits de l'homme et la corruption demeurent les grands défis dans certains pays africains et européens, qui menacent la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Ils demandent que l'engagement à lutter contre l'impunité reste une priorité du dialogue UE/Afrique sur les droits humains. (AN)

 

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