Athènes, 02/04/2014 (Agence Europe) - L'Autriche voudrait et croit à un accord politique en mai définissant les contours généraux d'une 1ère phase d'application de la taxe sur les transactions financières (TTF), limitée aux actions et à certains produits dérivés.
Les ministres des Finances des onze États participant à la coopération renforcée (Allemagne, France, Belgique, Autriche, Slovénie, Portugal, Grèce, Italie, Espagne, Estonie et Slovaquie) s'étaient donnés rendez-vous tôt, mercredi matin en marge du Conseil Écofin informel, pour faire avancer les travaux. Michael Spindelegger, ministre autrichien des Finances, a fait le point avec EUROPE (propos recueillis par EL).
Agence Europe: malgré l'absence du ministre français, quels progrès ont été réalisés ?
Michael Spindelegger: Je pense que nous sommes très clairs sur le fait que nous voulons mettre en oeuvre la TTF bientôt. Nous avons pris la décision de commencer à taxer les actions et certains produits dérivés. Les points techniques ne sont pas clairs: quel type de produits dérivés devons-nous inclure dans un premier temps ? Nous avons mandaté nos équipes techniques pour trouver la bonne combinaison. Je pense qu'il est nécessaire que l'on parvienne à une solution permettant le démarrage d'une 1ère phase. Dans une 2ème phase, nous pourrions inclure d'autres dérivés et, à la fin du processus, peut-être toutes les obligations. Il est temps de décider sur le calendrier et nous avons convenu aujourd'hui que nous nous retrouverions au prochain Conseil Écofin pour décider d'une solution politique.
Où réside la vraie difficulté ?
Il est très difficile de définir quel type de produits dérivés sont liés aux actions. Je pense qu'il y a une acceptation commune sur le fait que nous devrions appliquer la taxe à ces dérivés. Le champ des différents produits financiers étant très large, nous devons voir comment avancer lors des prochaines réunions techniques.
Croyez-vous à un accord en mai ?
Oui, un accord politique sur la manière de procéder. Je pense qu'il n'est pas possible d'arriver à un vrai projet de texte juridique, c'est à la Commission de le faire par après, mais ce serait bien d'avoir une communication politique sur ce que nous voudrions voir comme 1ère phase et je suis confiant que nous pourrons aboutir à quelque chose.