Bruxelles, 20/03/2014 (Agence Europe) - Le parti ADLE a plaidé, jeudi 20 mars, pour que l'extension de la liste des personnes visées par des sanctions en réponse à la situation en Ukraine et au rattachement de la Crimée par la Russie soit qualitative, et pas seulement quantitative. C'est la seule manière « de changer les choses » et de changer l'attitude de Moscou, selon Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE au Parlement européen, lors d'une conférence de presse en marge du Sommet européen.
Il préconise que les chefs d'État et de gouvernement de l'UE ne se contentent pas d'allonger cette liste sur le plan numérique, mais que ces sanctions visent des « acteurs clés » de la situation. Sur une liste qu'ADLE a compilée avec la fondation anti-corruption d'Alexey Navalny, figurent notamment le président de la Douma et sept de ses membres, le premier vice-Premier ministre, le ministre de la Défense ainsi que certains représentants d'entreprises clés, comme le président de Gazprom. Le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, a pour sa part expliqué que les Européens ne voulaient pas avoir recours à des sanctions économiques, « mais ça ne dépend pas de l'UE, mais de la Russie ». Il a plaidé pour une solution calibrée. (EL)