Bruxelles, 20/03/2014 (Agence Europe) - La mobilité électrique en ville, une réalité en 2020 ? Conseil et Parlement européens s'entendent en tout cas sur la meilleure façon d'inciter à recourir aux énergies de substitution au pétrole dans les transports, telles que l'électricité, le gaz ou l'hydrogène. Ils ont dégagé jeudi 20 mars, un accord informel en trilogue sur une proposition de directive de la Commission européenne pour établir un réseau de stations de recharge pour ces énergies propres entre 2020 et 2030. Une stratégie qui a pour but de briser le cercle vicieux des constructeurs, qui n'investissent pas dans les carburants de substitution par manque de demande et des consommateurs qui ne se lancent pas par manque d'offre.
Plans nationaux. Pour ce faire, la balle sera dans le camp des États membres. Ils devront soumettre à l'exécutif européen des plans nationaux reprenant des objectifs chiffrés contraignants du nombre de stations de recharge accessibles au public. Les plans seront rendus publics deux ans après l'adoption de la directive et la Commission aura un an pour les commenter. Les objectifs sont différenciés selon les types d'énergies, tout comme le calendrier pour les atteindre. La Commission avait déjà établi une liste de quotas, divisée par deux par le Parlement, mais le concept n'a pas été conservé après la négociation en trilogue. Les plans nationaux stipuleront aussi d'autres mesures incitatives de sorte à éviter aux Vingt-huit de mettre la main à la poche pour établir le réseau de recharge.
Objectifs et calendrier. Rendre la mobilité urbaine plus propre semble être la première priorité. Les objectifs nationaux de points de recharge pour les voitures roulant à l'électricité ou au gaz naturel comprimé (GNC) devront être atteints en 2020. 2025 est la date butoir suivante pour les points de recharge d'hydrogène de gaz naturel liquéfié (GNL) ou comprimé, utilisés par les poids lourds ou les voitures le long du réseau central du réseau transeuropéen de transports (RTE-T). Idem pour les points de recharge de GNL dans les ports du RTE-T pour les navires. Les derniers efforts à réaliser seront pour l'établissement de stations au GNL pour la navigation intérieure le long du RTE-T en 2030.
Standards. La directive fixe en outre un certain nombre de standards (électriques et pour l'hydrogène) à respecter dans les trois années suivant l'adoption des règles. D'autres seront développés ultérieurement et adoptés par voie d'actes délégués. La prise de recharge électrique sera de type 2 (allemand) sur toutes les nouvelles bornes. Mais les États membres seront libres de la faire coexister avec leur propre type déjà développé, comme en France.
Approbation accélérée. Le COREPER devrait entériner l'accord informel mercredi 27 mars, la commission parlementaire des transports, le 1er avril, et la plénière, lors de la dernière séance à Strasbourg, le même mois. De la sorte, l'industrie pourra rapidement compter sur un cadre législatif certain. (MD)