Bruxelles, 28/02/2014 (Agence Europe) - L'Algérie et l'UE ont conjointement contribué, en début de semaine à Alger, à une conférence dont l'objet était de faire le bilan d'une coopération dont les résultats sont qualifiés de « mitigés ». La Commission était représentée par Michael Köhler, directeur en charge de la politique de voisinage et l'Algérie par le directeur de la coopération avec l'UE au ministère des Affaires étrangères, Mokrani Ali. Celui-ci a rappelé que les deux pays ont dû réviser le calendrier de démantèlement tarifaire à la demande d'Alger.
Lors des débats, résumés par les médias, en particulier l'agence de presse officielle, M. Mokrani a affirmé que le but du réaménagement était de « permettre la relance de l'outil de production national et de corriger un tant soit peu les déséquilibres sans cesse croissants caractérisant nos échanges, ainsi que de sensibiliser le partenaire européen sur la nécessité d'un accompagnement substantiel de la mise à niveau de l'économie algérienne ». M. Mokrani a également évoqué la politique de voisinage, indiquant que l'Algérie a engagé avec la partie européenne des discussions exploratoires en vue de la conclusion d'un plan d'action.
L'Algérie espère aussi, a-t-il dit, « l'amélioration du climat des affaires, à la faveur des mesures prises par le gouvernement ». Un premier Forum économique Algérie-Union européenne aura lieu en juin prochain.
M. Köhler a, lui aussi, estimé que le potentiel de l'accord d'association n'est pas pleinement utilisé. Le partenariat entre l'Algérie et l'UE est « solide et dynamique », a-t-il dit, selon les médias (FB).