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Bulletin Quotidien Europe N° 11026
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

Le rôle accru des régions

Tanger, 25/02/2014 (Agence Europe) - La 5ème session plénière de l'Assemblée euro-méditerranéenne des régions et autorités locales (ARLEM) a ouvert ses travaux, lundi 24 février à Tanger (Maroc), sur le constat satisfaisant d'avoir atteint l'âge de la maturité et sa reconnaissance par tous ses partenaires institutionnels, l'UE comme l'UpM (Union pour la Méditerranée) et ses États membres, comme un acteur privilégié.

« Je constate avec plaisir que notre ambition commune est aussi vive qu'à la création de notre Assemblée, en dépit des crises (…) qui n'ont pas épargné nos pays respectifs et qui affectent particulièrement les autorités locales et donnent aux élus de proximité que nous sommes des responsabilités accrues », a affirmé dès l'ouverture le co-président (espagnol) Ramon Valcarcel Siso, également président du Comité des régions de l'UE, avec à ses côtés le co-président (égyptien), Ali Abderrahmane, gouverneur de la Province de Gizeh.

« Nous devons prendre conscience du mouvement inéluctable qui s'opère au sud de la Méditerranée et du nécessaire changement d'approche » dont l'Europe doit faire preuve. La nouvelle approche devrait prendre en compte autant les défis que les espoirs nouveaux, a ajouté M. Valcarcel Siso, afin « d'entrer dans une phase de concrétisation de notre engagement » par de nouvelles méthodes de travail et par la reconnaissance du rôle accru des régions aussi bien par l'UE que par ses partenaires dont certains ont inscrit dans leurs lois fondamentales (surtout la Tunisie) le devoir de décentralisation et de promotion de la démocratie locale pour garantir des politiques de cohésion efficaces.

Une des voies serait de mettre en place des macro-régions, à l'instar de celles instaurées autour du Danube, de la mer Baltique et en cours de mise en place dans les zones Alpes ou Adriatique. L'idée d'une macro-région « 5+5 » (Méditerranée occidentale) prend corps pour une zone de grande proximité entre le Maghreb et les cinq pays européens riverains déjà engagés dans une coopération intergouvernementale concrète, même si le cadre demeure informel. « Nous entendons ainsi contribuer à l'établissement d'une démarche d'intégration », a précisé le co-président européen. La démarche doit être concrétisée d'ici la prochaine session et les débats ont montré le souci de prudence dans l'offre de l'expérience européenne, car, a affirmé Luc Van den Brande (belge), membre de l'ARLEM, « nous ne sommes pas à l'abri de critiques et des lacunes » dans la politique de cohésion européenne. L'Italienne Mercedes Bresso, vice-présidente du Comité des régions, a attiré l'attention sur le risque de « segmenter » la Méditerranée alors que la politique euro-méditerranéenne se veut « globale ».

La réflexion devra se poursuivre d'ici la prochaine session mais, d'ici-là, l'ARLEM entend s'impliquer davantage dans les politiques concernant directement la Méditerranée dans son ensemble ou par sous-régions, outre les aspects de développement économique, l'énergie, l'environnement, la maîtrise des flux migratoires. L'Assemblée est désormais un acteur direct ayant obtenu le statut d'observateur actif dans tous les travaux de l'UpM. Un des axes sera de contribuer au renforcement des 'capacités locales' pour asseoir ce rôle accru reconnu aux régions. (FB).

 

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