Bruxelles, 25/02/2014 (Agence Europe) - Les Verts/ALE au Parlement européen, par la voix du Français Daniel Cohn-Bendit, dont c'est le dernier mandat à Strasbourg, ont exhorté le président du Parlement européen, Martin Schulz, à démissionner s'il devait être officiellement désigné candidat du PES à la succession de José Manuel Barroso ce samedi 1er mars à Rome, ce qui est déjà acquis. « Nous allons demander à Schulz de se retirer de la présidence du PE », a indiqué Daniel Cohn-Bendit, mardi 25 février à Strasbourg, le député citant comme exemple le commissaire Olli Rehn « qui va mettre au frigidaire son poste de commissaire quand il sera candidat ».
Martin Schulz a été choisi par la « grande majorité des groupes avec de bonnes raisons. Il était le représentant de toutes les forces politiques. Comme il est candidat, je ne pense pas qu'il soit schizo, il ne pourra pas faire la différence entre son poste et sa campagne. Je trouve normal qu'il passe la main et que ce soit un des vice-présidents qui devienne président », a continué sur sa lancée le député franco-allemand, pour qui cela relève d'une question de « fair play politique ».
Une demande pas très sérieuse, jugent certains. « Pourquoi demanderait-on à Martin Schulz ce que l'on ne demande pas aux responsables nationaux ? Il y a des tas de ministres en campagne et on ne leur demande pas de démissionner », observe une source du PE. Outre qu'il n'existe aucune règle encadrant cette situation, cela peut difficilement être prévu « car où commence-t-on et où s'arrête-t-on ? », poursuit cette source, « entre des candidats déjà députés qui se lancent dans une réélection, d'autres qui ne le sont pas encore ». Ce qui est certain, c'est qu'à partir du 1er mars, Martin Schulz sera très vigilant sur ce qu'il dit en tant que président du Parlement européen et ce qu'il dit en tant que candidat à la succession de José Manuel Barroso et un compte Twitter spécifique à 'Martin Schulz candidat à la Commission européenne' devrait être lancé, à côté de son compte officiel de président du Parlement.
Autre donnée: après mars, Martin Schulz ne sera que très peu de temps président du Parlement européen « puisque tout s'arrêtera en avril », rétorque-t-on encore du côté du responsable allemand. « Les verts auraient donc pu trouver un meilleur angle d'attaque contre lui », ironise encore une source. (SP/MD)