Bruxelles, 20/02/2014 (Agence Europe) - La Grèce pourrait ne pas avoir besoin d'assistance supplémentaire à l'issue du second plan d'aide, a déclaré le président de l'Eurogroupe, jeudi 20 février devant la commission affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
M. Dijsselbloem a toutefois précisé que cette décision devrait être prise au second semestre 2014, lorsque l'actuelle assistance financière de l'eurozone touchera à sa fin. Pour les eurodéputés, il est temps que l'Eurogroupe change d'approche concernant la viabilité de la dette publique grecque.
Le ministre néerlandais a également réfuté les critiques envers la bonne santé de l'économie allemande, déclarant ne pas faire partie de ceux qui pensent que celle-ci est « très forte et que c'est désormais un problème ». Il a également regretté que le programme 'OMT' de rachat illimité mais conditionnel d'obligations souveraines par la BCE fasse encore l'objet d'un débat (EUROPE 11014).
SRM. Les députés ont critiqué la complexité du processus décisionnel du futur mécanisme unique de résolution (SRM) tel que proposé par le Conseil. Mercredi, lors d'un trilogue institutionnel sur le mécanisme SRM, la Commission européenne a exposé aux négociateurs cette complexité. S'appuyant sur des simulations tirées de cas concrets de défaillance bancaire, elle a estimé que, si un cas de résolution était soumis au Conseil un vendredi, une décision ne pourrait être prise avant le mercredi suivant. De plus, la session plénière du futur comité unique de résolution aurait été appelée à trancher sur un processus de résolution dans la quasi-totalité des cas étudiés, contredisant ainsi la position du Conseil. Il existe une « grande marge de manoeuvre » pour améliorer le processus, a acquiescé M. Dijsselbloem, plusieurs pays ayant fait des propositions en ce sens lors du Conseil Écofin (EUROPE 11021). (EL avec MB)